Achat de matériels pour la prise de photos

Hier, j’ai fait un aller-retour en voiture dans le massif de Chartreuse, réputé pour ses forêts. J’avais d’une part un RTK Express de SparkFun (puce F9P) avec l’antenne Ublox ANN-MB aimantée sur le toit de la voiture et d’autre part un Garmin Etrex 30, sur la tableau de bord, sous le parebrise. Les mesures différentielles (RTK avec le F9P) se faisaient par à la station centipede CRO2, à Crolles, pour une distance allant de 9 à 17 km. Résultats sur des endroits où la réception est difficile :


Bleu foncé : GPS
Vert (RTK) : différentiel bien calé, précision centimétrique (en théorie)
Jaune (RTK flottant) : différentiel pas calé
Cyan (DGPS) : pas de différentiel, calcul de position classique avec EGNOS quand même.

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C’est clair que c’est mieux en RTK ou avec un récepteur L1/L2.

Mais attention, le mieux est aussi l’ennemi du bien… il faut que ça soit très simple à installer/utiliser si l’on veut qu’un maximum de contributeurs puissent utiliser ce matériel.

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Un autre virage un peu plus loin:


En violet, d’autres mesures avec le F9P mais sans correction RTK.

Les vues Mapillary du passage.

J’ai tendance à considérer que c’est simple à utiliser, au moins pour la mise en œuvre du RTK. Après, si on veut faire l’acquisition des données OSM directement sur le terrain avec le smartphone, il faut utiliser l’application SW_Maps. Ça va sans doute demander un peu plus d’apprentissage. Mais je ne m’en sers pas pour la saisie de données alors je ne peux pas me prononcer.

Ce n’est quand même pas toujours magique à ce point là. Montée à pied au col de l’Alpette, toujours en Chartreuse:

À gauche, le RTK qui m’annonçait 1 m d’erreur mais 5 m de décalage constaté entre la montée et la descente.

À droite, superposition des traces GPS enregistrées dans OSM.

En gros, voici le processus :

  • Mettre en route la caméra
  • Mettre en route le récepteur RTK
  • Ouvrir le client Ntrip sur le smartphone Android, et le connecter. Patienter environ 30s pour obtenir le fix RTK.
  • Lancer l’enregistrement timelapse photo sur la caméra.

Pour la partie post-traitement :

  • Récupérer les photos depuis la carte SD de la caméra
  • Récupérer la trace depuis le smartphone ou depuis le récepteur
  • Faire la correlation entre la trace et les photos avec Josm

Bien entendu, c’est un résumé, il y a des détails en plus, et des réglages à faire au préalable, mais c’est l’idée.

La correlation peut paraitre une étape supplémentaire, mais de toute façon, un passage par Josm est quasi indispensable aussi en fonctionnement « non Rtk » pour vérifier/corriger les positions incorrectes, supprimer les doublons etc…

Merci Éric ! Même si les conditions de réception peuvent être dégradées, ton comparatif avec les autres traces GPS est très parlant.

Je vois qu’un smartphone est nécessaire, du coup est-ce qu’il y a besoin d’une connexion à internet ?

Oui, avec un besoin de bande passante d’environ 5MB par heure.

Aïe, J’ai certes un smartphone mais pas d’abonnement internet. Dans l’état actuel, je suis donc hors jeu…

Un F9P, bi-fréquence avec une bonne antenne sera de toute façon meilleur même sans RTK qu’un chipset de base… et sans besoin d’internet ou autre.

KISS

Tu peux préciser le « sans Internet » ?

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Le RTK a besoin d’obtenir les infos de correction depuis une base distante proche… et le fait via internet avec le protocole ntrip.

Ou alors, on enregistre le signal brut (raw) puis on fait un post-traitement… mais pas ce qu’il y a de plus KISS.

Correction, j’ai 50 Mo par mois. Si je ne me trompe pas, cela me permettrait quelques heures de prises de photo ? Merci.

Oui, une petite dizaine d’heure.