Carte géographie et histoire (espace et temps)

[…] Ma réflexion ne porte pas du tout sur l’usage ni la présentation qu’on peut faire de ces données, mais seulement sur l’opportunité de les stocker dans OSM (cela ne fera sûrement pas l’unanimité donc autant bien y réfléchir avant de proposer quelque chose) et comment les stocker pour que ça ne vienne par trop se mélanger avec des données du présent.

Je prends le problème par l’autre bout… celui de la base de données OSM.

On peut par contre utiliser toute la chaine d’outils OSM (base de donnée, éditeurs, générateurs de tuiles) de façon totalement déconnectée pour faire un “HistOSM”, où aucune donnée historique ne serait stockée dans OSM, mais je trouverai ça dommage de créer ainsi un mur quasi infranchissable.

Bonjour CQuest,

Il va falloir que j’approfondisse sérieusement ma maîtrise de JOSM : je pense savoir ce que pouvait être une « tuile », à savoir une couche de données (non ?), mais j’ignore comment faire… Cette proposition de créer un HistOSM me paraît intéressante. Mais pourquoi cela créerait-il un « mur quasi infranchissable » ? Parce que les données ne pourraient pas être publiées ? Dans ce cas, pourquoi ne pourraient-elles pas l’être ?

À bientôt,
Frédéric

Dans le jargon OSM, une “tuile” est une image de carte produite à partir des données OSM.

Ce terme de tuiles vient du fonctionnement des interfaces de cartes glissantes dans nos navigateurs qui bien sûr ne peuvent pas charger “la carte” avec une couverture infinie et donc on la découpe en petits morceaux de 256x256 pixels en général en PNG qui sont chargés au fur et à mesure des déplacement et des zooms de l’utilisateur.

Ces tuiles sont produites de la façon suivante: Données OSM → générateur de tuile + feuille de style → images de carte “rendu” selon la feuille de style.

Le générateur de tuile le plus courant est Mapnik, il produit du SVG qu’on peut ensuite convertir en images PNG (c’est le cas général), mais aussi du PDF, du JPEG, etc…

On passe ainsi de données stockées dans une base de données qui n’ont rien de graphique à une représentation graphique sous forme de carte et la feuille de style sert à faire 2 choix: que veut-on mettre sur cette carte et comment veux-on le représenter graphiquement.

Dans JOSM, on a généralement une couche “données” sur laquelle on travaille, et une ou plusieurs couches images (vue aérienne de bing, fond du cadastre, etc) qui sont chargées le plus souvent sous forme de tuiles (je simplifie un peu que cela ne choque pas les puristes).

OK : merci beaucoup pour ces précisions, CQuest.
À bientôt,
Frédéric

Bonjour & bonnes année et bonnes santé,

My apologies for invading your forum and - even worse - using English.

There’s a group that has formed within OSM to address exactly this question: how to use the OSM infrastructure for historical mapping purposes. You can find out more at: http://wiki.openstreetmap.org/wiki/OSM-Historic

For this project to be any fun at all, it will require international (and localized) participation. I’m hopeful we can interest some of the French OSM community in joining in.

We are even having a Google Hangout next week. I’ve included the note I sent to the historic@ and talk@ lists.

Thanks to Christian for bringing this to my attention!

Cordialment,
Jeff

Jeff Meyer
jeff@gwhat.org
http://www.gwhat.org
http://www.openstreetmap.org/user/jeffmeyer


From: Jeff Meyer <jeff@gwhat.org> 3:33 PM (1 hour ago)
to: OpenStreetMap, historic

Happy New Year!

The next Historical OSM hangout will be held on 9 January 2013 at 9am Seattle time, 5pm London time. Apologies to those on the other side of the planet - we can shift the schedule on the next go-round.

Link: https://plus.google.com/hangouts/_/415172b9c7e5b8e3777d35dd974bafbdf0763d4f

Topics will include:

  • Progress on getting the HO sandbox up and running - hopefully, we’ll have the HO rails port & a tile server of some sort running by then.
    hosm.gwhat.org (the rails port for HO) is temporarily down while I mess around with getting the baseline planet straightened out
    – There’s a crude outline of the steps for generating the baseline planet at: http://wiki.openstreetmap.org/wiki/Historical_Sandbox#Base_Planet_Setup (this needs to be cleaned up, for sure)
  • Suggestions from the community for initial historical mapping focus areas - if we can divide up the world into a variety of different projects - e.g. various locations at various points in time, with no overlapping areas, then we won’t have to solve the issue of time-enabling tools out of the gate.

Please let me know if you have any questions or suggestions.

Thanks,
Jeff

Après quelques échanges sur la liste de diffusion “historic”, Historical OSM est une expérimentation pour tester comment ajouter la dimension du temps aux données OSM.

Pour cela une base parallèle est en cours de mise en place en “bac à sable” pour y faire des tests.

Pour ceux que ça intéresse et qui ne sont pas allergiques à l’anglais, c’est là que ça se discute :

Bonsoir,
J’ai tenté de faire une traduction (partielle) de la page de présentation d’OSM-Historic : elle est à affiner, mais je voulais avoir une idée du projet.
Le diaporama de Frankie Roberto pose bien les problèmes (et donc les difficultés) de l’entreprise : ça va être simple… Mais je pense que cela vaut le coup !

Frédéric

Sur le forum OpenStreetMap, on me propose TilMill : quelqu’un connaît ?

Oui, je connais.

TileMill permet de produire des cartes et de les personaliser, mais pour l’utiliser à partir des données OSM, il faut se constituer une base de données ce qui est assez lourd en terme de ressource et aussi de compétence. On peut ouvrir un nouveau sujet de discussion sur TileMill si besoin.

Bonjour à tous,
j’ai parcouru ce topic avec intérêt car la cartographie de lieux historiques (disparus ou existant, visible ou non) est un sujet passionnant.
Personnellement, il me semble que la meilleurs solution serait une base distincte d’osm, mais utilisant celle-ci pour permettre de se repérer dans le temps présent. En effet, dans certain secteur, la densité d’objets historiques et leur superposition risque de rendre confus ces zones en mode édition.
Concernant ces objets historiques, la dimension temporelle à gérer suppose à mon sens de prévoir différent cas de figure :

  • les dates certaines (début, fin où début et fin) d’existence d’un objet historique (attestées par des sources).
    des dates probables (dans ce cas, la mentions des sources s’avèrent indispensable pour permettre de faire évoluer le projet) : pour les périodes reculées, on ne dispose le plus souvent que de fourchette de datation

La dimension stratigraphique (à une échelle fine) est à mon avis souhaitable
Il me semble aussi qu’au delà des objets de type physique (construction), d’autres sont objets intéressant à positionner/visualiser.

  • des événements (daté et localisé avec certitude)
    des ressources iconographiques montrant les lieux (tableau, carte ancienne) dans ce dernier cas, il y a idéalement deux lieux à localiser : le point de vue depuis lequel est représenté l’objet et l’objet ou le groupe d’objet auquel se rattache la ressource iconographique

Je n’ai pas creuser la question, mais je pense que, pour la France par exemple, l’utilisation de différentes données fiables sont envisageable pour poser des repères :

  • les cartes réalisées pour les besoins militaire à partir du 18e, jusqu’au carte d’état major qui sont tombé dans le domaine public
    pour certaine villes fortifiée, les différents plan reliefs (musée des plan reliefs…)
    pour les données archéologiques : il serait intéressant de voir si celle-ci ne vont pas être considérer comme des données-publiques réutilisables, dans la mesure où le financement des campagnes archéologiques est essentiellement sur fonds publics. L’avantage de partir des relevé de fouilles et autres est qu’ils ont souvent été réalisé de manières professionnelles avec une précision fine. Cette base pourrait servir à caler par la suite d’autres éléments.

Plus généralement encore que pour la question temporelle, il me semble que sur un sujet telle que l’histoire, qui fait l’objet de réévaluation fréquente, qualifier les données avec une sorte d’échelle de certitude sur leur existence et localisation est à mon avis indispensable pour assurer la légitimité d’un tel projet.
Si un groupe de personne existe en France autour d’un projet de ce type, je suis interressé.

Un des sujets qui m’intéresserait, c’est la guerre 14-18.
Ce que je vois, ce sont de nombreux passionnés qui font des recherches dans leur coin, qui partagent leurs infos.
Mais il manque le creuset “unifié” que peut représenter OSM

Plusieurs approches :

_ Mettre en valeur les scans des cartes papier existantes, pour les géoréférencer et les superposer convenablement par dessus nos cartes glissantes classiques après reprojection si nécessaire. Pas mal d’infos et pépites sur le forum Pages 14-18 [1]

_ La transcription des journaux de marche des unités, pour ensuite pouvoir afficher les situations des unités et les évènements à des dates données.
Un outil comme uMap pourrait à terme bien mettre en valeur ce genre d’infos. J’ai lancé la question sur le même forum il y a quelques jours, mais on peut pas dire que cela déchaîne les passions pour le moment :slight_smile:


[1] http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/QUESTIONS-SUGGESTIONS/didacticiel-rechercher-cartes-sujet_702_1.htm

Bonjour,
J’approuve vos idées, qui vont dans la direction que je souhaitais empruntée. Mon « créneau » historique est aussi la Grande Guerre, puisque le travail pédagogique que je voudrais développer porte sur le Chemin des Dames.
Je retiens en particulier l’idée de la stratification des couches historiques qui permet de garder et les données (les croquis des JMO, par exemple) et la lisibilité, le tout sur un fond OSM.
À bientôt,
Frédéric

Les gens trouvent des trésors (*), mais calent sur la manière pratique de proposer une synthèse du tout.

Les cartes sont proposées au format jpg, et sont téléchargeables.
Par contre, je ne sais pas vraiment si elles peuvent être redistribuées, c’est à dire stockées ailleurs que sur le site “Mémoire des Hommes”.
Il y a des histoires de conventions à mettre en place, qui ne sont gratuites que pour un usage non commercial.

La question que je me pose, c’est de savoir si l’on peut, lorsque l’on a identifié une carte intéressante :

  • La télécharger en local, et la géoréférencer
  • Enregistrer dans une bdd les informations relatives à cette carte : l’emprise (bounding box), la date, quelques mots clef (l’unité concernée …), l’url de l’image sur “Mémoire des Hommes”, les infos relatives au géoréférencement (ou un lien vers un fichier de géoréférencement)
  • Proposer une interface de carte glissante représentant les cadres des cartes identifiées, avec la possibilité de choisir une période (date de début / date de fin). Un clic sur le cadre pourrait lancer le chargement de l’image sur “Mémoire des hommes” puis l’affichage sur une couche de la carte glissante.

Je ne sais pas si ce genre de démarche est réaliste. L’une des clefs est de rendre le géoréférencement des images accessible au plus grand nombre.
Je n’ai pas trop d’expérience en la matière. Est-ce qu’il vaut mieux passer par un logiciel comme QGis ?
Y-a-t-il encore plus simple ?


(*) extraits du forum pages 14-18
http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/forum-pages-histoire/atlas-front-partir-sujet_10503_1.htm
http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/forum-pages-histoire/autre/directeurs-000eme-siecle-sujet_12252_1.htm

J’ai oublié de mentionner la reprojection avant affichage.
Cela risque d’être un souci, ou bien je me trompe ?

J’ai vu passer sur Twitter l’annonce d’une plate-forme mise en place par la bibliothèque publique de New-York, qui vise à géoréférencer des cartes historiques scannées, en se basant sur des points (genre 4) de correspondance avec un fond de carte contemporain.
Pour ne rien gâcher, c’est un fond OpenStreetMap qui est utilisé !

Le service de la bibliothèque se trouve à cette url : http://maps.nypl.org/warper/
Il y a un tuto video qui montre bien les capacités du logiciel. (*)
Le code (licence MIT) du service est disponible là : https://github.com/topomancy

Bonne journée

(*) La zone du tuto est restreinte, et cela fonctionne très bien.
Pour une carte montrant une zone étendue comme ici la Manche, ça ne colle plus vraiment, malgré 15 points de contrôle.
http://maps.nypl.org/warper/maps/13910#Preview_Rectified_Map_tab
Je ne connais pas les possibilités dans la gestion des projections, mais ça rejoint l’interrogation de mon dernier message.

Salut

Pas lu les 4 pages du sujet. :blush:

Néanmoins, je me dis que ça peut être utile, en tout cas ça peut pas faire de mal, de signaler quelques liens et tant pis si ça a déjà été fait :


Images du projet de SIGéo-historique, du site Y lyonnais (1850-2000), Images d’un projet en cours

http://thierry.joliveau.pagesperso-orange.fr/Ylyon/index.htm

(via http://thierry.joliveau.pagesperso-orange.fr/ , mérite le détour)


SIGéo-Historique sur la ville de Saint-Etienne et la rivière du Furan

http://www.esrifrance.fr/sig2008/VILLEdeSaintEtienne.htm
<=>
http://www.geomag.fr/sites/default/files/66_84.pdf?q=rev/pdf/66_84.pdf

Up !

Je viens de découvrir l’existence du projet Wikimaps et j’en sais pas beaucoup plus que ce qu’on pourrait lire là :

http://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Wikimaps

http://fr.slideshare.net/susannaanas/wikimaps-wikimania

http://fr.slideshare.net/susannaanas/wikimaps-ichc2013-helsinki-29-june-2013

http://fr.slideshare.net/susannaanas/glam-wiki-wikimaps

Le site georeferencer.org a été annoncé sur la revue de presse Geotribu de la semaine du 13 septembre.

J’arrive à caler une carte sans trop de soucis (en me basant sur une couche osm), et à aboutir à un fichier .kmz qui rend bien dans Google Earth.

Il ne contient que les coordonnées des coins de l’image, et l’URL de celle-ci
Il y a un décalage d’une dizaine de mètres, qui peut être lié à la plus faible résolution de l’image utilisée pour le géoréférencement.

Il est également possible de récupérer un fichier au format ESRI .wld

J’imagine que pour aboutir à quelque chose de bien calé en projection Mercator pour affichage sous forme de couche dans une carte glissante il y a encore quelques étapes.

Je viens juste de m’inscrire, le topic est un peu passé, mais pour ma part je trouverais ça intéressant de pouvoir créer des objets qui ont une date d’apparition et de disparation.
Créer des attributs dans ce sens ne doit pas être trop compliqué.
Ce qu’il est davantage c’est de créer une interface cartographique qui permet de naviguer dans le temps (tel que l’on peut le voir avec géoportail, google map…) qui nécessite un travail technique important.
En attendant, pour ma part, je tague les objets (notamment les bâtiments) pour marquer les dates de construction…

Bonjour @freeroot ;
Et même s’il date un peu…
Je me permets de répondre à votre sujet pour vous informer que vous n’êtes pas le seul à vous questionner
Jusqu’à maintenant :
J’ai transcrit le tableau synoptique de l’histoire du monde Louis-Henri Fournet avec des coordonnées GPS en fichier .csv
Je le tiens à votre disposition
Je suis en cours de réflexion pour créer une carte
Soit indiquer les années avec les coordonnées d’altitude
soit sur différents calques
Au plaisir d’échanger

J’aurais dit spatial ;-).

Pas joint :-(.

Maladroite peut-être, compréhensible sûrement.

Pour les objets vraiment historiques (par opposition aux objets ayant toujours une actualité cités par @cquest), il existe OSMH. Cette base de données est au format OSM dont tout le schéma attributaire, tous les ouiils d’OSM s’appliquent.

Extrait de https://wiki.openstreetmap.org/wiki/FR:Key:wikipedia#Propositions_.2F_Liens_wikipedia_compl.C3.A9mentaires :
Il est peut être plus utile de stocker certaines informations dans Wikidata.
Par exemple au lieu d’utiliser name:etymology:wikipedia= ou name:etymology:wikidata=* il est possible de suivre le lien Wikidata et d’utiliser la propriété « Nommé en référence à » (named after - Wikidata) .

Pour une idée de ce que ça peut donner :

  • Un wiki sur un endroit.
  • Une superposition d’une carte historique sur une carte actuelle (et là on peut imaginer un curseur chronologique liant les deux) .
  • Ou de différentes photos aériennes.
  • Ou encore un même endroit vu à différentes époques, cartes/vues côte à côte) ou avec un séparateur éventuellement déplaçable.
    Je n’ai aucun lien avec ce Laurent Gontier mais j’ai bien aimé son travail et son profil devrait vous plaire.
  • Ou encore avec un curseur intelligent pour se déplacer dans le temps. Là ce serait pour des dates correspondant à des points d’article Wikipédia correspondant à une modification physique ou d’utilisation. Par exemple quand un temple est devenu Notre-Dame de Paris.

Il semble évident qu’il faut pouvoir mêler déplacements géographiques (style OSM), hyperliens (style Wikipédia/Umap) et navigation temporelle.

Y’a plus qu’à^^, les briques sont là pour la plupart.