Découpage des landuse : bonnes pratiques?

Bonjour,

Je suis encore une fois sur les landuse et je voudrais avoir votre avis. La politique recommandée est de découper les gros landuse le long de frontières visibles sur le terrain, comme des routes ou des voies ferrées pour éviter d’avoir des polygones immenses. Qui plus est, il est souhaitable de ne pas fusionner les points des landuse avec ces chemins. Ça, c’est la théorie et c’est assez clair.

En pratique, ça pose pas mal de questions. Est-ce qu’il faut découper systématiquement les landuse le long de ces chemins ou doit-on le faire uniquement pour limiter la taille des polygones ? Il serait logique de faire un découpage systématique : comme cela a été mentionné ailleurs, le bas-côté de la route n’est pas une terre agricole, il serait donc cohérent de l’exclure systématiquement de ces surfaces pour coller au terrain. À l’inverse, tout découper va créer un grand nombre de polygones et de points supplémentaires le long de tracés déjà bien fournis et il sera peut-être difficile de s’y retrouver, en plus de l’augmentation de la charge de travail pour les corriger à l’avenir. Ensuite, le traitement entre landuse=forest et landuse=farmland sera peut-être différent, car une route peut virtuellement passer entre les arbres et être invisible du ciel. Enfin, entre une autoroute et un sentier, où se trouve le curseur pour procéder à la découpe ? C’est au doigt mouillé ou il y a une règle ?

Bonjour,
Etant du Sud, la précision est bienvenue. En effet distinguer une forêt par sous-partie permet à terme de documenter les espèce dominantes et de fait de mieux modéliser la propagation des feux croisée au phénomène venturi (accélération des vents selon les environnements).
L’autre point est pour les parcelle agricoles : là où j’habite sur Orange les viticulteurs peuvent avoir des pratiques différentes bio / pas bio, et pouvoir offrir ce niveau de finesse peut être un argument de poids pour les utilisateurs liés à l’agriculture.

Personnellement je découpe comme le fromage : progressivement.

Systématiquement ? Non, mais pour limiter la taille de polygones géants c’est pas mal.

Cela dépend du niveau de détail et comme on ne cartographie par encore la voirie en surfacique (sauf exceptions), on n’a pas le détail bas-côté / fossés / clôture, etc…

Avant de descendre d’un niveau de détail de plus, il serait déjà bien de mettre au propre les landuse existant, de compléter là où il manque, d’affiner les tracés actuels et rien que ça, ça fait de la découpe en plus :wink:

Autre chose à savoir: pour accélérer les rendus aux zoom intermédiaires, on ne sélectionne que les plus gros polygones. Du coup, quand on est sur une zone où tout a été découpés en petit polygones, le rendu est de plus en plus incomplet.
Regarde autour d’Etampes sur le rendu FR: Démo géocodage/autocomplétion Adresses + POI OSM avec addok

Au zoom 9, il semble manquer de landuse=farmland, mais ensuite ça apparait… sur l’Essone les parcelles cultivées du Registre Parcellaire Graphique avaient été importées par Marc… mais cette masse d’info n’a jamais été mise à jour.

C’est aussi une des questions à se poser par rapport au niveau de détail: la capacité à maintenir ces infos à jour.

Je rejoins Zimmy… la progressivité.

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En complément, je m’appuis sur l’exemple de Guillaume Allègre qui est gros contributeur sur Grenoble : chercher les frontières

  • autoroutes, routes, chemins (qui peuvent être des coupes feu utiles)
  • chemin de fer
  • cours d’eau (rivières, voire fossés)
  • les délaissés agricoles : rocaille, terre non arable…

Enfin les grandes masses étants définies, il reste à définir les poches

  • habitations isolées,
  • fermes
  • petits vergers
  • équipements ayant une emprise notable

Ça a en effet du sens. Seulement, est-ce que les routes sont le meilleur critère de découpage des forêts ? Il y a peut-être une division naturelle qui serait plus pertinente. Là j’essaie d’aller jusqu’au bout de la logique du truc. En tout cas, si la forêt doit être découpée, il devient nécessaire de créer une relation pour les regrouper sous une même appellation.

Là on arrive virtuellement à un niveau de précision parcellaire. C’est évidemment pertinent d’un point de vue carto, mais il faut entrer les données et ensuite les gérer et les mettre à jour en cas de changement. Des données obsolètes valent à peine mieux que pas de données du tout.

Le secteur sur lequel je bosse en ce moment n’est pas concerné par les polygones géants, au contraire : ce sont des filaments de polygones entourés de vide, du coup j’arrive quasiment en terrain vierge. C’est pourquoi je me posais la question de comment structurer les infos que j’allais créer histoire de partir sur des bases saines.

Effectivement… même si on ne cartographie pas pour le rendu, c’est un problème. Mais quand même, un découpage par parcelle, il faut le faire. :sweat_smile:

Je crois que je vais découper ma commune en quelques gros polygones, genre le long des départementales, ça me fera une petite vingtaine de polygones, ça sera pas mal.

Très bon sujet, ça : comment les identifier ? Avec un landuse=residential, même si c’est une seule habitation ? Ou alors il y a un truc spécial ?

Je ne suis pas encore sûr de pouvoir reconnaître les vergers à coup sûr depuis les vues aériennes, ça risque de finir en farmland dans un premier temps.

Merci pour vos retours fort éclairants.

C’est plutôt une unité de culture, il s’agit de traduire les ensemble logiques perceptibles en vue aérienne. Cela donne ceci


Pour ce qui est de l’habitat isolé :

Il y a déjà residential=rural

Je n’ai pas encore assez d’expérience là-dessus, sachant que je garde toujours à l’esprit que n’importe quel champ peut changer du jour au lendemain.

:open_mouth: Hé ben voilà ce qu’il me manquait ! Il faut croire que je ne sais pas encore assez bien chercher. Du coup, j’imagine qu’il faut découper en suivant les parcelles, puisque ça inclut les jardins.

Tout ça me fait bien avancer, merci.