Déformation entre la vue de OpenStreetMap et Qgis

Bonjour.

Hier, j’ai trouvé une déformation des bâtiments avec l’affichage des cartes dans Qgis et la vue que j’en avais avant sur Google Maps. Après en avoir parlé sur les sujets « Extraire juste les courbes de niveau » et « Utilisation de OpenStreetMap pour édition » (désolé je ne sais pas pour l’instant ajouter un lien dans le texte, je les mets ci-dessous), j’ai voulu faire un compratif entre les vues de trois acteurs de la carte soit OpenStreetMap, Google et ViaMichelin. Je me suis aperçu que la vue dans ces trois sites correspondait en terme de proportions des cartes.

Donc, j’en ai tiré la conclusion d’une erreur dans Qgis d’un bug et ce complètement indépendant du type de projection choisi. Ce qui malgré tout permit de voir que deux couches ayant des systèmes de projection différentes pouvaient se décaler dans Qgis malgré des coordonnées GPS identiques.

Revenons à notre sujet. J’ai ensuite fait une conversion d’un fichier KML trouvé sur hirisar.fr en SVG pour l’importer dans Illustrator et en SHP pour l’importer en temps que couche sur Qgis et Ô Miracle les tracés sont quasi identiques et j’ai la déformation de ce tracé de la même façon que je l’ai avec les couches OpenStreetMap dans Qgis.

Bon, c’est peut-être difficile à comprendre donc je vais mettre des copies d’écran.

Dans Qgis, la forme de ma commune récupéré dans la base des communes de OpenStreetMap :

Dans Qgis, la forme de ma commune récupéré dans hirisar.fr :

On voit quelques traces des différences de tracé sur cette deuxième image ayant laissé le tracé OpenStreetMap en-dessous.

Maintenant je vais vous montrer le même tracé dans Google Maps :
… Si je le retrouve avec ma tonne d’onglets ouverts !

Vous pouvez déjà voir la différence de forme entre les vues qgis et la vue google maps.

Maintenant un petit montage des copies d’écran des sites GoogleMaps, OpenStreetMap et ViaMichelin avec la vue de ma commune dans Qgis :



Le résultat est parlant.

Maintenant le but est de chercher une solution à ce problème car pour moi il est difficile de travailler dans Qgis sur une vue déformée de mes communes. Je cherche de mon côté mais si vous avez un truc une astuce, une idée lumineuse, une modification à faire dans les préférences de Qgis alors n’hésitez pas à revenir vers moi.

Bon Week-End à Tous

vérifie le système projeté ou non dans lequel tu travail, c’est noté dans le cartouche epsg en bas à droite de la fenêtre qgis (ce devrait être soit 4326 [wgs 84], 3857 [wgs 84/pseudo mercator] ou 2154 [rgf 93, systeme légal en Fce] ) . Je n’utilise que 2154 et les couches osm s’affiche très bien…
tu es avec quelle version de qgis ? il me semble que les dernières reprojettent automatiquement, avant fallait le demander dans les prefs de qgis ou du projet, je ne sais plus… désolé.
ps : les algo de transformation peuvent parfois ne pas être très précis.

Je dois être bête car je ne sais pas où changer cette projection

dans les préférences :
SCR pour les projets
SCR → Utiliser le SCR par défaut → EPSG-2154 - RGF93 / Lambert-93
et
SCR pour les couches
Utiliser le SCR du Projet

Et ça marche

Super. Merci.

Le truc c’est qu’il faut refaire son projet car lorsque je modifie les préfs sur un projet existant cela ne marche pas et quand je vais sur le menu raster et que j’essaye de changer la projection par couche j’ai une erreur Python (mais je sais pas si cela correspond à mon problème)

Donc j’ai la version 3.18.1, la dernière en date qui donc ne reprojette pas automatiquement d’où mon article de ce matin. Je vais donc devoir refaire mon projet sauf si il y a une autre astuce pour un néophyte comme moi.

Merci encore de ton retour.

Ceci peut expliquer cela ?
Images des mathématiques

Bonjour.

Oui, effectivement. C’est pour cela que je l’ai laissé.

Les fichiers KML issus du site hirisar.fr sont moins détaillés que les fichiers « communes » d’OpenStreetMap et en limitant le nombre de point, on lisse la courbe dans un sens ou dans l’autre.

En tout cas, merci pour cet article qui mérite qu’on se penche dessus.

C’est plutôt que si on n’indique pas à QGis le système de coordonnées/la projection d’une donné, il ne peut pas forcément le deviner si l’info n’est pas dans les données elles même.

QGis gère tout ça en général très bien.

Les cartes en ligne utilisent une projection « passe partout » de couverture quasi mondiale, le mercator (EPSG:3857). En France, ça déforme un peu, mais pas encore trop.
La projection adaptée (et légale) en métropole est le Lambert93 (EPSG:2154).

Je ne connaisais par hirisar.fr, qui n’indique pas la source de ces données (ce qui n’est pas bien).

Sur ces copies d’écran, d’où viennent les fonds ? Ce sont eux aussi des copies d’écran (donc non géoréférencées et potentiellement en 3857) ?

J’en parlais hier sur la précision des courbes de niveau et du relief sur l’article « Utilisation de OpenStreetMap pour édition » : je cite « si tu as une route au pied d’une falaise ou un ruisseau traversant un encaissement, tu peux vite te retrouver avec un ruisseau ou une route qui joue à saute-mouton entre le haut et le bas »

La précision est au cœur de la cartographie. Il suffit de voir le nombre de guerre ou d’incidents diplomatiques ont eu lieu à cause d’une frontière mal bornée et je ne parle pas des conflits entre voisins. Je vois d’ailleurs souvent lors de lecture internet les VTTistes indiquant une erreur de voie ce qui n’est pas forcément le cas. Je l’ai eu assez souvent moi aussi en VTT mais aussi en voiture.
Exemple : un chemin pavé au bord d’une autoroute et emprunté uniquement par un agriculteur qui se sert de ce chemin carrossable pour faire tourner son tracteur lors de ces grands travaux champêtres. En définitive la boue sur les roues vient se déposer sur le chemin et finit par recouvrir les pavés de même que le poids du tracteur vient éventrer ce chemin et y laisser de grosses ornières. Le chemin a disparu malgré la trace GPS ou sur carte de celui-ci. Autre exemple, le chemin communal entre deux champs appartenant au même agriculteur et celui-ci labourant en même temps que ces champs le dit chemin pour gagner du temps, des manœuvres et en définitive en s’appropriant le bien commun. Quelquefois c’est la nature qui simplement reprends ces droits et le chemin forestier en question se trouve au hasard des ornières et autres passages à se déporter de 5 ou 10 m. On y pense pas mais si une limite de propriété se fait à cause de cela alors le conflit peut arriver à tout moment. Un dernier cas est le chemin qui passe en terrain privé et que le nouveau propriétaire du lieu ferme à la circulation alors qu’une habitation se trouve au-delà de sa propriété sans qu’aucune voie publique n’y mène ou le plus souvent que la commune n’ait justement pas entretenu le chemin y menant provoquant par là le désarroi de cette personne enclavée se demandant comment ce fait peut arriver et souvent, la cause d’années de galère et quelquefois de drame.
La cartographie collaborative peut dans ces cas être un lanceur d’alerte sur la disparition d’un patrimoine communal et rétablir une mémoire des lieux.

Oui mais Qgis ne le demande pas non plus à l’installation et quand on est néophyte mais informaticien on s’attends à ce que les systèmes de références soient indiquées dans les fichiers que l’on charge.

S’il n’y a à aucun moment de garde-fou alors c’est qu’il y a risque d’erreurs et d’aberration comme celle d’avoir une couche dans un système de référencement et une autre dans une autre. Je prend comme exemple Adobe Photoshop et la colorimétrie. La copie d’un objet en RVB dans un document en quadri ou alors la présence de deux espaces colorimétriques différents dans le même document sont systématiquement indiquées par une alerte et si possible un choix.

Donc, sur Qgis, il devrait y avoir ce genre d’alerte par exemple au changement de système de référence pour indiquer le type de changement que cela apporte et le prendre en considération comme fermer et rouvrir son document ou alors réafficher de nouveau les éléments avec les changements de visualisation.

Les fonds viennent des logiciels indiqués dans le texte : Google Maps, OpenStreetMap et Viamichelin. Je pense donc qu’il savent ce qu’ils font.

J’ai la solution à mes problèmes, c’est le principal. Merci du coup de main.

On n’est pas censé travailler dans QGis avec autre chose que des données géoréférencées.

Ce n’est pas un outil de PAO :wink:

Pour ça que je pense que tu passes à côté d’un point important quelque part, que je ne peux identifier sans réponse à mes questions.

J’ai compris que les fonds venaient de Google, OSM, Michelin… mais comment sont-ils arrivés dans QGis ?

Désolé. Je n’avais pas compris.

Mais je te rassure tout va bien mes problèmes sont résolues. Il suffisait que je comprenne la base.

Les fonds ne sont pas sur Qgis. Les fonds sont des copies d’écran des trois sites internet avec la même portion de carte, ouverts sur Illustrator et le tracé est le tracé Qgis récupéré en tracé Illustrator en passant par un intermédiaire pdf généré sur le site MyGeodata Converter. Le but n’avait pour but que de montrer les différences de formes de la commune dans les trois sites par rapport à la forme que j’obtenais dans Qgis.

Et bien sûr dans la foulée de comprendre un peu mieux son fonctionnement.

Je suppose pourtant que Qgis doit permettre de mettre en fond au dessus de la couche des courbes de niveau une photographie orthographique prise d’avion ou d’un ballon. Cela doit bien être utilisé dans la réalisation d’un jardin paysager par exemple. Si on peut mettre une photo, on peut aussi y mettre un bout de carte d’internet. Si c’est possible avec un avion alors ce doit être possible avec un bout de carte déjà issu d’un SIG.

A priori c’est pas le cas. Mais peut-être me trompe-je.

on peut utiliser n.importe quel raster (aero photo, scan de dessin, carte ou plan historique) avec qgis, en utilisant l’outil de géoréférencement du menu ‹ raster › (si pas present installer l’extension). Comme ça ne tient pas compte du relief, ce n’est pas tjrs extrêmement précis, en general suffisant pour de la visualisation…

Pour resituer dans le contexte, QGIS reste un outil pro qui demande certaines connaissances notamment en matière de système de projection des données. Il s’agit de la base en cartographie mais il est vrai que ça reste relativement complexe et peu documenté façon « démarrage rapide avec les SIG ».

A l’origine, QGIS demandait par défaut le système de projection à utiliser pour chaque couche non géoréférencée ajoutée. Mais comme cette fonction agaçait plus qu’autre chose, le logiciel laisse maintenant la couche sans système de projection et il faut le définir dans les propriété de la couche.

Il est possible de réactiver le comportement qui demande la projection à utiliser dans « Préférences » => « Options » => « SCR ».

Je confirme les dire de @ades222, il est possible d’utiliser une image et de la géoréférencer, c’est à dire lui attribuer des coordonnées pour la localiser dans QGIS.
Pour cela, il faut utiliser l’outil disponible dans « raster » => « Géoréférencer ». L’outil demande de positionner des points sur l’image qui correspondent à des points sur la carte ce qui permet de « caler » l’image sur la carte.
Il faudra un minimum de 3 points mais plus il y en a et mieux c’est (en général 6 points permettent d’avoir un très bon calage).
Il est aussi possible d’utiliser des rasters qui sont déjà géoréférencés, il faut juste trouver ces raster…
L’idéal est même d’utiliser des flux (wms, wmts, tms, xyz…). Il s’agit en fait de services web auxquels QGIS se connectent pour récupérer les images voulues.
Sur le site de l’IGN on peut demander une clé gratuite pour obtenir les fonds scan 25, orthophoto et tout un tas d’autres fond que tu pourras ajouter dans QGIS.
Tu trouveras ici une liste de flux pour OSM que tu peux afficher dans QGIS (ajouter une couche XYZ) : Tile servers - OpenStreetMap Wiki

Tu trouveras de nombreuses informations intéressantes ici : Géoservices | Téléchargement et services web
Et notamment comment utiliser les flux dans QGIS ici : Géoservices | Tutoriel QGIS (laisse de coté la partie proxy)

À @ades222 : merci de l’information. Ce n’était pas le but du sujet mais c’est toujours bon à prendre pour un usage probable à l’avenir.

À @bazinga : Je ne suis pas pro mais je m’adapte facilement aux outils informatiques ayant fait du conseil en informatique quasi toute ma vie d’adulte avec une spécialisation PAO associé à de la photo technique et de l’architecture (où j’ai appris l’usage des courbes de niveau mais le VTT m’avais déjà bien préparé à cela avec la lecture des cartes).

Si j’ai bien compris on trouve une carte ou une photo aérienne ou satellite de la zone, On la relie à notre carte Qgis et on positionne nos points de calage un peu comme des épingles. Je suppose qu’effectivement 3 points suffisent pour des très petites zones mais que si on augmente la vue, non seulement il faut caler mais l’image doit faire une taille adéquat. Ce qui risque de ralentir Qgis d’autant. Donc à n’utiliser vraiment qu’en cas de besoin.

Merci pour les informations sur les flux et les possibles téléchargements gratuits.

Après cela entraîne d’autres questionnements sur les déformations, sur une possible visualisation 3D de l’ensemble en sachant que les bâtiments et autres (arbres; routes, ponts; réseaux électriques…) sont tous sur des couches 2D mais malgré tout savoir si une maison est en haut d’une colline ou en bas est possible déjà en 2D mais il peut y avoir un plus à la représenter en 3D pour une représentation vectorielle du paysage. Je pense d’ailleurs que c’est le but de Google dans Google Earth quand ils proposent aux utilisateurs de dessiner leur maison dans Sketch et de la rajouter. même si c’est une boite simplement. Les infos que possède Google par son service Street View lui permettront (ou peut-être déjà maintenant) de réaliser un placage sur la boite de la vue réelle de Google Street View.

Les 3 points de calage, ou plus, c’est pour géoréférencer une image non calée, plus de point c’est pour plus de précision, quoique… en tous cas avec des plans cadastraux voire même topo anciens (19e s), ce n’est pas forcement mieux que 3 points.
Les fonds indiqués par bazinga sont calés, ign oblige ;-).
Je n’ai jamais utilisé, restant très primairement en 2D, même pour le bâti, mais Qgis peut créer des vues en relief à partir d’un mnt.
Pour le bâti, le nombre de niveaux peut aider, mais ce ne seront que des parallépipèdes, ou alors tu as les moyens de modéliser immeuble par immeuble et de dessiner aussi les toits…

Heureusement que tu ne parles pas des plans fait sous louis XIV pour par exemple faire un inventaire des moulins et donc des droits d’eau transmissibles par titre. Pour cela les marins étaient malgré tout en avance sur les terrestres si on peut les appeler ainsi. Je pense d’ailleurs que les systèmes de géoréférencements proviennent d’abord des marins avant de servir aux géographes terrestres.

Pour la digitalisation des immeubles, le train est en marche. Microsoft avait créé un soft permettant de voir en 3D un immeuble à partir de quelques photos prises sous différents angles (encore une forme d’usage des systèmes de projections utilisés en géographie afin de positionner un objet ou un point dans l’espace). Google a commencé en proposant à chacun de créer une vue 3D de sa maison. C’est donc un véritable travail collaboratif. La prochaine étape sera pour les GAFAS d’utiliser les moyens qu’ils ont et de rajouter un scan automatique 3D des bâtiments lors des prises de photos pour leurs divers services ou pour les systèmes de reconnaissance intégrés dans les voitures autonomes donc on va y arriver. Les téléphones et les tablettes possèdent déjà des Lidar donc rien de plus simple avec quelques photos et les relevés Lidar de refaire une vue en 3D d’un bâtiment. L’intégration dans un service de cartographie suivra pour améliorer les « Street View » actuels qui ne sont qu’une vue photo panoramique géotaggée affiché à divers intervalles. bientôt ce sera réellement de la 3D qui se reconstruira automatiquement avec la base de données des points Lidar récupérés au moment de l’acquisition.

Je tenterai un test un de ces jours.

D’ailleurs. Un article intéressant à ce propos (lien récupéré ailleurs sur ce site mais j’ai perdu l’endroit) :

Google et collaboratif presque dans la même phrase, c’est osé :wink:

Google s’approprie ces données, elles ne sont pas libres, ils fournissent un service en échange (gratuit jusqu’au jour où il devient payant)… et tout ça pour mieux capter encore plus de données nous concernant.

Google a largement de quoi reconstituer la 3D avec ce qu’ils collectent et ils le font depuis longtemps, mais ne le partage pas vraiment :wink:

Oui.

Tu as raison. Le travail collaboratif s’arrête à la mise en ligne par les internautes de leur propre travail ensuite ce travail est squatté par Google qui ne le partage pas… pour être plus précis qui ne partage pas la possibilité de l’usage hors de ses sites.

On va dire que Google partage des services contre des informations. Mail, Google Maps, Google Translate… C’est bien et c’est gratuit. Moi je serai plutôt du genre à séparer sur leur moteur de recherche les infos quelconques des infos commerciales. Quand on utilise le moteur de recherche
de Google, il n’y a vraiment plus que cela et difficile quelquefois d’avoir une information qui ne soit pas le prix d’un produit. C’est problématique. Il devrait y avoir une case à cocher ou à décocher, choix commercial NON.

Bon revenons à nos moutons.

Pour les technologies 3D elles existent mais ne sont peut-être pas encore opérationnelles à grande échelle.

Acquérir des données, c’est bien. Les traiter c’est déjà plus difficile.

En exemple en astronomie on commence à voir les résultats des travaux effectuées sur des données de sondes ou de groupements de télescopes acquis dans les années 2005 à 2010-12. En moyenne il faut 7 ans pour obtenir un résultat complet à une requête. Je suppose que même Google à ce genre de problème d’où le passage prochain à des calculateurs quantiques.

En dernier, vient la délicate étape de la transmission de ces données à travers les systèmes réseaux. Fibre et 5G obligatoire. Si chaque voiture est équipé de ce genre de truc alors bonjour la note écologique pour la planète.