Distance entre deux noeuds

Bonjour,

Je suis nouveau sur JOSM et je voudrai savoir s’il est possible de spécifier la distance entre deux noeuds. Pour le moment, je dessine des noeuds mais je n’arrive pas à modifier précisement la distance entre ces deux noeuds (pour le moment je décale juste le noeud A par rapport au noeud B, mais je ne suis pas très précis), en tout cas je ne trouve pas l’outil permettant d’éffectuer cette tâche. Y a-t-il une solution?

Merci de votre aide.

Bonne journée

Yoann

par curiosite c est pour quel usage ?

La distance… et dans quel axe ?

Ca me rappelle des combines pas possible sous autocad avec des intersection de cercles :wink:

J’imagine que tu en as besoin pour estimer le lieu où était un panneau annonçant une intersection, ou pour tracer par exemple un portail dont tu connais précisément la longueur mais que tu n’arrives pas à distinguer sur la photo satellite de la barrière où il est inséré, ou parce qu’il y a des arbres qui cachent l’emplacement de l’objet que tu veux positionner (et parce que ton relevé GPS n’est pas assez précis pour des détails le long d’une route).

Dans JOSM tu peux toujours tracer un unique segment : part d’un point et tire la souris dans la direction souhaitée sans recliquer immédiatement sur le second point. Pendant que tu te déplaces, la barre d’état affiche la distance en km (précision affichée 0,1km, c’est peut-être modifiable dans les préférences mais je n’ai pas regardé).

Une fois que tu es à la bonne distance, tu clique pour poser le point. Ajoute un tag quelconque sur le point avant de supprimer le segment, afin de garder ce point (sinon il serait effacé avec le segment puisque n’ayant aucun tag), puis vire ce tag sur le noeud qui reste.

Cependant si c’est pour poser le point sur un autre way déjà existant, pas besoin d’ajouter un tag: pose le second point en appuyant sur CTRL pour le joindre à ce way existant.

Note que tu peux aussi mesurer de cette façon des distances le long une “courbe” polygonale, puisque JOSM affiche dans la barre d’état la longueur totale du way actuellement sélectionné, en cumulant les longueurs de ses segments : cela fonctionne pendant le mode tracé des polygones (mais pas si ta sélection en cours un uniquement un noeud existant sur le way puisque si tu le déplaces il te faut faire par tatonnement successifs pour bouger le noeud puis relectionner le way pour afficher sa longueur).

Note que j’ai utilisé cette technique pour affiner une ligne très approximative de limite des eaux territoriales sans utiliser un robot qui aurait généré beaucoup plus de points à partir d’un jeu de lignes de côtes, en traçant des segments rectilignes temporaires depuis la côte et trainant les points pour arriver à la bonne distance d’un point faisant une “pointe” sur la côte. Pour plus de précision j’ai utilisé les points de côte par paire pour former des triangles isocèles de 12 miles nautiques, soit 22,5 km affichés (la précision obtenue de +/- 50 mètres suffit dans nu premier jet et est tout de même bien meilleure que le tracé très grossier que j’avais trouvé.

Un robot calculerait une ligne précise ainsi:

  • former une série de triangles isocèles dont la base est sur chaque segment de la ligne de côte et la pointe orientée vers la mer;
  • une fois ceci fait, il le reste qu’à joindre les sommets de ces pointes. Un robot ajouterait aussi des points supplémentaires pour lier les sommets non pas par des segments mais par des arcs de cercles (en divisant successivement le segment pour que l’angle d’ouverture de chaque corde de l’arc couvre un angle inférieur à une poignée de degrés (pas plus de 5).
  • puis éliminer les boucles qui se forment sur la ligne ainsi formée (dans les anses et baies, en face de lignes de côtes dont la courbure concave a un maximum de courbure dans la concavité et non seulement sur les extrémités de la concavité)

Note tout de même que mesurer une distance entre deux points dont on n’a que les coordonnées en latitude/longitude n’est pas un calcul simple.
En première approximation on peut utiliser la terre modéliser comme une sphère mais pour des distances assez longues, il vaut mieux s’appuyer sur la définition du géoïde de référence WGS84, dont l’excentricité n’est pas nulle.

Le problème alors de cette distance réelle (à “vol d’oiseau”, en ignorant le relief) est qu’il s’agit alors d’une longueur mesurée le long d’un arc de “grand cercle” (pas un segment de droite), et que ce “grand cercle” est aussi une ellipse et pas un cercle (sauf sur l’équateur dans le géoïde de référence WGS84 (où l’'équateur et les parallèles sont des cercles parfaits, mais les méridiens sont des ellipses aplaties aux pôles).

Hors, la longiuur d’un arc d’ellipse n’est pas une fonction mathématique simple (c’est une intégrale curviligne dont la résolution analytique “exacte” utilise une fonction transcendantale). Si on n’a pas une implémentation de cette fonction transcendale de longieur d’arc d’ellipse, on peut utiliser l’approximation de l’intégrale en calculant assez de points intermédiaires le long de l’arc (pour former une série de cordes dont on cumulera les longueurs), en divisant récursivement les cordes en plusieurs morceaux et reprojetant les points sur l’ellipsoïde de référence depuis le centre de la Terre jusqu’à ce que l’angle de tous les fuseaux depuis le centre de la Terre vers les paires de noeuds de chaque corde soit assez petit pour que l’arc d’ellipse puisse être confondu avec la corde.

Le résultat de cette intégration est toutefois en minorant de la longueur de l’arc, et il faut calculer aussi un majorant en calculant la longueur de la ligne polygonale joignant les intersections de des tangentes. C’est la différence du majorant et du minorant qui permet de déduire l’erreur commise sur la longueur d’arc effective : on peut prendre comme résultat final (plus précis) la simple moyenne arithmétique entre le minorant et le majorant (ou mieux encore une moyenne pondérée dont les pondérations sont calculés sur une ellipse d’excentricité moyenne, en gros l’ellipse de grand cercle partant avec un cap à 45° de l’équateur) ; et si on n’a pas fait ce calcul des taux de pondération moyenne, en utilisant la pondération constante calculée sur le tracé des polygones réguliers inscrits dans un cercle (mais il y aura une erreur plus importante si la mesure est effectuée en direction des pôles et non le long de l’équateur terrestre où c’est nettement plus simple).

Bref plus on veut être précis, plus les calculs de distance sur un arc de “grand cercle” terrestre sont compliqués… Mais sur des distances d’arcs de grands cercles mesurées pas trop grandes (pas plus de quelques kilomètres) on peut pratiquement utiliser la longueur de sa corde (le résultat obtenue avec une corde unique est assez bon mais reste minoré pour les lignes des eaux territoriales à 12 nm, soit 22.5km, mais pour les limites des EEZ il faut être beaucoup plus précis)

Bonjour,

merci pour votre aide, je vais essayer d’utiliser ceci, en effet c’était pour une histoire de panneaux ect. Bref je voulais être assez précis mais apart zoomer un maximum et utiliser la règle je ne trouve rien de plus précis.

Yoann