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Ortho vraie issue des intensités lidarHD de l'IGN

Bonjour:

Avec le LidarHD, l’IGN a la possibilité d’extraire une sorte d’orthophotographie à une résolution d’environ 30cm/pixel, elle aurait pour spécificités d’être sur un seul canal et d’être ce qu’on appel une « ortho vraie » c’est à dire qu’il n’y a pas de dévers de bâtiments, les objets haut sont représentés à l’aplomb de leur position au sol contrairement à l’orthophotographie (BDOrtho IGN) habituelle ou leur représentation est oblique.

-Ce fichier joint présente un mat d’une centaine de mètres parfaitement d’aplomb dans le rendu du LidarHD: seule l’ombre laisse imaginer sa hauteur, tout les points visibles du mat et des câbles sont ici géoréférencés

-Ce mode de représentation serait-utile pour quels usages qu’une orthophotographie standard ne permet pas?
-Qu’est ce qui permettrait de populariser et promouvoir ce produit prototype? (colorisation artificielle par exemple… d’autres idées?)
-Un nettoyage du nuage lidar est possible avant d’en extraire une image, quels éléments habituellement gênants sur une ortho souhaiteriez vous voir disparaître de l’image (véhicule sur les routes, couvert végétal,…)

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Ce serait très utile et complémentaire des orthos.

La colorisation se baserait sur quoi ? Même en monochrome c’est déjà utile à mon avis.

Le couvert végétal est plus gênant car il masque visuellement ce qui est en dessous et qu’on cherche souvent à cartographier (les routes, chemins, etc).

Dispo pour héberger sur le serveur de l’asso qui nous sert à héberger des orthos.

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-Pour la colorisation, il s’agirait de créer la couleur par deep learning, a priori ce serait fictif et purement esthétique. Techniquement ça n’apporte rien si ça n’aide pas à la labellisation automatique.

-Il est possible de retirer les échos du lidar correspondant au couvert végétal mais la densité de point au sol est impactée… donc la qualité du raster aussi. Une question est alors de savoir comment remplir les vides dans le raster quand il y en a (s’il faut les remplir!): Il y a de la donnée sous les arbres oui mais savoir jusqu’à quel point c’est exploitable avec les ombres c’est une autre question à approfondir de notre côté. Sous les arbres ce sont les données altimétriques qui seraient certainement les plus intéressantes par exemple un MNS ombré faisant abstraction de la végétation permettrait de « voir » les bâtiments et autres objets.

Un truc de malade ! Ça aiderait tellement pour le tracé de bâtiments !

La BDOrtho IGN peut être piégeuse quand on souhaite tracer l’emprise des bâtiments ! Une orthophotographie sans dévers, c’est le top ! C’est du pur repassage !
Très utile aussi pour les « canyons urbains » ! On verrait les rues plus clairement au milieu ! Du miel pour les centres-villes historiques et leurs petites rues !

Et carrément, j’ignore si c’est possible, mais est-ce qu’on peut réorienter les ombres à volonté ?
Genre, une ortho avec un ombrage nord-ouest et une autre sud-est, histoire d’avoir plusieurs éclairages pour apercevoir plus d’éléments ?

En tout cas, riche idée ! :+1: :+1: :+1:

merci,

-Oui pour les « canyons urbains » on verrait mieux les axes de route, mais une limite sur les bords… c’est les gouttières et les avancées de toit au devant des pans de mur (ceci dit on peut aussi envisager de dégager les toits du rendu et avec un peu de chance obtenir des points jusqu’au pied des bâti… mais c’est plus risqué)

-Pour les ombrages: je pense que ce qu’il vous faut pour obtenir une fonctionnalité approchée pour votre besoin c’est une ortho avec le moins d’ombre possible et un mns en superposition: sur QGIS par exemple on peut facilement faire varier l’angle de l’ombrage du MNS et fusionner le rendu avec l’ortho dans les propriétés de rendu des couches (case « mode de fusion »/ « multiplier » par exemple).

Pour ma part j’avais utilisé des données Lidar du Grand Lyon pour situer des bassins d’écrêtage des crues du Rhône (en rive droite au sud de la ville) car l’accès de certains était rendu quasi impossible par la végétation. Par contre, ne sachant pas utiliser les données brutes, j’avais dû me contenter de copies d’écran en sous-couche dans JOSM (greffon ImportImagePlugin). Donc pour moi la priorité serait l’accessibilité comme une simple image aérienne.

Ça permettrait aussi de suivre des cours d’eau type torrents quand ils passent dans des zones difficiles voire dangereuses, afin d’établir les continuités hydrographiques. D’autant que même en sacrifiant (scarifiant ?) mes jambes dans les ronces, le signal GPS en sous-bois reste imprécis. Et je limite (les ronces…) les aller-retours qui pourraient réduire l’erreur.

Donc très intéressé si on ne doit pas retravailler les données.

Super retour merci!

le lidar en revanche est très mauvais sur l’eau, la présence d’eau est trahie par l’absence de donnée la plupart du temps.

Dommage pour l’utilisation des données brut, un bon MNT issu du lidar vous aurait sans doute épargné des égratignures.

Par curiosité auriez vous la localisation d’un de ces bassin, un passage difficile? (En espérant que la végétation y soit toujours)

Pas de problème pour l’eau : ces torrents sont pour la plupart des cours d’eau intermittents qui peuvent monter en charge de manière phénoménale après des orages mais… sont vides 350 jours par an. Donc le Lidar devrait pouvoir montrer leurs traces ravinées.
Les bassins : OpenStreetMap
Des cours d’eau particulièrement creusés : OpenStreetMap
Un autre plus standard : OpenStreetMap
Et un moins marqué : OpenStreetMap

Personnellement, je serais très intéressé de vérifier si cette méthode permet de voir les sentiers, pistes ou ruisseaux sous couvert végétal, qui sont généralement invisibles sur les orthos classiques, et pour lesquels les traces GPS sont peu précises.

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Merci, je regarderai à l’occasion et vous transmettrai des captures d’écran ici .

je partage votre intérêt, et j’explorerai cette hypothèse à mon niveau dès que possibles.

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Bonjour suite N°1 sur le sujet… une petite expérience,
les zones apparaissant en blanc sont des zones sans données ou trop filtrées. La première image est le nuage de point sans restriction; sur la deuxième un filtre a été appliqué pour éviter de perdre trop de points au sol (il reste de la végétation). Entre la 2è et la 3è image un nettoyage (un peu trop drastique: le processus est perfectible) du sursol fait apparaître les chemins totalement masqués sur la première image.



Salut à tous,
Je ne suis pas expert en LIDAR, mais je bosse dans une structure qui a réalisé des vols LIDAR au dessus de massifs forestiers.
Comme produits dérivés du LIDAR et très utiles, nous avons à disposition des MNT (MNE + MNS)
Je ne connais pas les algorithmes qui ont été utilisés pour les extraire du LIDAR, mais ils permettent de bien distinguer, par exemple, la microtopographie sous couvert forestier (chemins invisibles sur orthophoto), notamment via des rasters d’ombrages issus du MNT.

Du coup, je me faisais la réflexion sur l’utilité, plutôt que (ou en complément !) des « Orthos Vraies » (je ne connaissais pas ce terme), de Rasters d’Ombrages issus du MNT : peut-être est-ce prévu dans le worklow IGN Officiel, mais si ce n’est pas le cas, ça pourrait être utile de diffuser cette donnée en flux

Exemple de comparaison Ortho / Ombrage MNT sous couvert forestier :

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Effectivement dans ce cas et la plupart du temps un MNT ombré suffit pour trouver les chemins, mais le MNT à les mêmes contraintes que l’ortho par intensité, lorsqu’il n’y a pas de point au sol, l’algo interpole l’altitude entre les points qui existent à proximité, il fait du remplissage artificiel de vide. L’information de l’ortho vrai est issue du même nuage de point que pour réaliser le MNT; Elle serait complémentaire dans le cas ou la variation de relief serait nulle et où il serait difficile de distinguer les bords du chemin (c’est très rare j’en conviens).

C’est assez génial, il y a probablement moyen de détecter les anciens chemin et les passages d’animaux !

Les ancien chemin, des ruines oubliées du néolithiques OK mais il fautdrait une résolution raster inférieure à 5cm pour les traces d’animaux. Ça ne parait pas réaliste à grande échelle.

Bonjour pourriez vous décrire comment vous procédez actuellement pour tracer l’emprise des bâtiments complexes en ville. J’essaye d’estimer le gain de temps potentiel pour la saisie. Si vous avez des exemples concret de blocs urbain très complexe à gérer avec l’ortho ign standard, je prends! merci

J’ajoute (pour ma réflexion personnelle) que le MNT ne permet pas de distinguer des marquages au sol ou des plaques d’égout par exemple en zone urbaine: ils répondent à une problématique plutôt rurale et forestière.

Un MNS ombré quant à lui permettrait largement de pouvoir dessiner les contours de bâtiments en place sans dévers et sans aucun recours à la radiométrie. On peut même envisager une représentation combinée ombrage+hypsométrie pour permettre de distinguer localement les différences d’altitude entre les toits à représenter si ça peut aider l’interprétation des opérateurs ou l’algorithme d’extraction.

En tant qu’ancien responsable de production des MNS de l’IGN, je sais que pour tracer un fossé, un bord de route ou de chemin, le contours d’une forêt, d’une haie, un arbre isolé, la position d’une vache dans un pré à un instant t (:slight_smile: )… un MNS ombré de bonne résolution suffit la plupart du temps , si on peut orienter l’ombrage de manière à faire ressortir les variations d’altitudes très fines. Si on voulais représenter les limites de voies sur une autoroute par exemple on serait plus limité sans une ortho (mais pas besoin de l’intensité lidar dans ce cas).

Un intérêt de la technique lidar étant ici de pouvoir récupérer un minimum d’information sous la végétation ce qui inclus les herbes hautes: j’ai l’impression qu’un raster altimétrique qui retire autant que possible cette végétation, mais qui conserve les bâti et autres éléments artificiels serait intéressant (peut-être même plus qu’une ortho d’intensité). Il faut reconnaitre que l’ortho d’intensité n’est peut-être pas aussi claire qu’un MNT pour représenter le sol en forêt excepté sur les chemins stabilisés. Le MNT représente alors mieux les chemins de terre justement parce qu’ils sont souvent radiométriquement confondus avec l’humus ou la terre environnante.

Cette semaine, j’essaye de capturer des images autour du premier bassin fourni par Al-Hun, c’est une zone très boisée, je ferai un comparatif rapide avec le MNT vous me direz ce que vous en pensez.

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Pour la forêt,

j’aimerais savoir si vous pensez qu’il serait intéressant de conserver une représentation de la base des troncs d’arbres sur une hauteur donnée (+2m par rapport au sol par exemple) histoire d’ajouter une notion d’obstacle au rendu quand c’est possible, ou de pouvoir comptabiliser les gros arbres…?

Bonjour, je suis allé voir les bassins et j’ai essayé d’en tirer quelque chose, voici quelques captures: (la résolution des raster est de 20cm)
Voici le nuage de point brut avec la végétation:

ici le même nuage sans la végétation:
les trous de donnée sont en noir.

ici la version rasterisée:
les trous de donnée apparaissent en blanc ici.

enfin la version raster alti ombré:


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