OSM désigné comme bien public numérique par une agence affiliée à l'ONU

https://blog.openstreetmap.org/2024/02/05/osm-named-as-a-digital-public-good-by-un-affiliated-agency/

si certain·e·s ont des envies de traductions :slight_smile:

Bonjour Vinber,

Je vais répété ici un truc que j’ai déjà dit autre part et qui risque d’avoir du mal à passer… Mais c’est pour faire avancer le schmilblick, faire du sur place, cela n’a jamais été ma tasse de thé !

Dans OSM, ceux qui cartographient le savent, on a une montagne de données importées en masse issue des services de nos Administrations. Fallait bien un point de départ, je ne le conteste en aucune manière.

Là où j’ai beaucoup de mal, c’est avec Nominatim. TOUT le monde critique (en français, comme en anglais, comme en allemand, etc…) ce truc pour rester poli.

Or si tous autant que nous sommes on consacre de notre Temps Libre à OSM, c’est pour que cela serve à la Communauté toute entière et pour que ceux qui viennent à OSM trouvent ce qu’ils cherchent.

PARCE QUE s’ils ne trouvent pas ce qu’ils cherchent, ils ne reviendront pas. C’est une certitude.

L’envers de ce constat, c’est que l’intérêt de remplir des BDD pour qu’on ne puisse pas retrouver ce qu’on a mis dedans est précisément d’un intérêt très limité. Sauf à ce qu’OSM aille revendre ses données à d’autres qui sauront mieux les valoriser… C’est pas une théorie, faut juste savoir lire l’anglais…

Donc si OSM veut rester d’utilité publique, je pense qu’il est URGENT d’accepter de comprendre que le CLIENT d’OSM c’est celui qui revient chercher qch.

Qu’il soit Contributeur, est SECONDAIRE. Au risque de paraître extrêmement désagréable, ce qui encore une fois, n’est en aucune manière l’objectif de ce message.

Dans OSM, on peut mettre tellement de choses destinées à tellement de publics distincts qu’il est rigoureusement impossible d’envisager de mettre autant d’outils pour en extraire la substantifique moelle en face.

Donc, il faut à mon avis revoir d’un POINT DE VUE DU CLIENT la manière d’interroger la BDD de manière à ce qu’elle dise AU CLIENT ce qu’il en attend. Et à mon avis, le seul moyen d’y arriver, c’est de commencer par identifier un peu plus précisément « la nature du client qui vient à OSM ».

En espérant que les idées fuseront pour cerner plus précisément la nature de la demande des clients et y répondre avec plus d’acuité qu’aujourd’hui.

Il en va des Finances d’OSM de demain… et de la persistence de l’Intérêt Public.

C’est globalement faux, exception des bâtiments du cadastre.

Pour le reste du message, quel rapport avec la publication initiale ? Inutile d’écrire en majuscule et/ou en gras.

cela ne me parait pas désagréable mais je ne suis pas d’accord :slight_smile:

y’a pas de client d’osm, le projet OSM est à mon avis principalement axé sur les contributrices et contributeurs.

Après il y a du business avec OSM mais pas porté par OSM et cela ne sert pas, à mon avis, de charger la mule OSM en lui faisant porter toutes les responsabilités.

Déjà être une base de donnée mondiale collaborative et ouverte, dont les règles sont portées par la communauté → cela représentent beaucoup de choses à arriver à faire :slight_smile:

il me semble que c’est un peu caché dans la dernière phrase

Exact : Intérêt et Public.

Intérêt : tu y reviens parce que tu y trouves ton compte. Peu importe le sujet. Que tu sois Contributeur ou Simple utilisateur. Donc pour que l’intérêt persiste, il faut qu’OSM ait les moyens de persister ET de se développer en infrastructure, mais pas uniquement.

Public : c’est précisément parce que c’est ouvert et accessible à qui veut s’investir que c’est public, donc in fine, ça crée l’adhésion.

Ce que j’ai écrit ne remet nullement en cause le projet, l’outil, son accessibilité au plus grand nombre, son ergonomie en tant que Contributeur.

Là où j’appuie c’est sur le delta qui se trouve entre la quantité de données contenue dans les BDD et la « pauvreté » de la qualité de la réponse.

Et Christian le sait, puisque je l’ai déjà écrit dans des échanges connexes.

Il faut trouver le moyen de faire en sorte qu’OSM « devienne un réflexe » et non un puits de données dans lequel les américains en tout genre viennent piocher. En espérant que cette formulation vous convienne mieux.

Proposition de traduction (à mettre en mode wiki si possible, pour amélioration par la communauté)

OSM déclaré Bien Public Numérique par une agence rattachée aux Nations Unies

OpenStreetMap a postulé et est maintenant reconnu comme « Bien Public Numérique » par la Digital Public Goods Alliance (DPGA), une initiative de plusieurs acteurs, soutenue par les Nations Unies. Cette nomination est un pas important pour garantir la reconnaissance du rôle positif d’OpenStreetMap dans le développement économique mondial.

En étant officiellement reconnu par la DGPA, le projet OSM a acquis une légitimité supplémentaire et une stature internationale liée à l’avancée des Objectifs de Développement Durables de Nations Unies.

Que sont les Biens Publics ?

L’expression « biens publics » a été créée par des économistes pour décrire des choses gratuites, inépuisables et partageables à l’infini. La lumière du soleil en est un bon exemple - elle est gratuite, ne s’épuise jamais, et même si votre voisin en utilise beaucoup, cela ne réduit pas votre propre part.

Comme la lumière du soleil, les données OSM sont gratuites, vous pouvez les utiliser à volonté et l’utilisation faite par votre voisin ne diminue en rien votre part. Notez cependant que seules les données sont un bien public, pas les serveurs – nos serveurs ne peuvent pas être utilisés à volonté et ils sont une ressource limitée.

Améliorons le monde

Un panel d"experts a été réuni par les Nations Unies en 2019 pour étudier la coopération numérique pour soutenir le développement global. Leur rapport sur « L’âge de l’interdépendance numérique » a débouché sur cinq recommandations. Toutes étaient remarquables mais la cinquième concernait particulièrement OSM car elle demandait aux Nations Unies d’accompagner la coopération numérique à l’échelle mondiale. Le texte précis est :

Les biens publics numériques sont essentiels pour exploiter tout le potentiel des technologies et données numériques pour atteindre les Objectifs de Développement Durables, particulièrement pour les pays aux revenus modestes.

Cela signifie que les Nations Unies promeuvent l’utilisation de logiciels et de données libres pour aider les pays aux revenus modestes à se développer et à atteindre les objectifs de développement fixés d’un commun accord par les Nations Unies. Cette promotion est particulièrement importante car les données libres s’allient bien aux logiciels libres pour être utilisés à grande échelle par les pays les plus modestes. De plus, les données et logiciels libres permettent aux gouvernements de se développer sans sacrifier leurs précieuses ressources en frais de licences au profit des entreprises des pays riches.

Les Nations Unies ont par la suite créé la Digital Public Goods Alliance pour mettre en pratique la cinquième recommandation, avec pour objectif d’accélérer le développement et l’utilisation des biens publics numériques.

La DGPA a créé un répertoire pour recenser les systèmes, applications et données ouvertes agréées, accessible à tous pour favoriser le développement mondial.

Pourquoi cela est-il important pour OSM ?

OSM est une force importante mais parfois méconnue dans le développement mondial. Il sous-tend de nombreuses actions humanitaires, des recherches universitaires dans divers domaines et fait partie de nombreux projets logiciels, comme des applications de géographie et de navigation. Les données OSM sont également utilisées massivement par les agences des Nations Unies, des ONG internationales et des gouvernements partout dans le monde.

En étant officiellement reconnu par la DGPA, le projet OSM a acquis une légitimité supplémentaire et une stature internationale liée à l’avancée des Objectifs de Développement Durables de Nations Unies. Plus simplement, et la plupart d’entre nous le savent bien, les Nations Unies pensent qu’OSM est un outil remarquable pour rendre le monde plus agréable pour tous.

Cette reconnaissance décuple la légitimité d’OSM et de ses partenaires et ouvre de nouvelles possibilités. Un des domaines importants est l’environnement de travail des gouvernements. Le statut de Bien Public d’OSM pourra ouvrir des portes et favoriser l’utilisation d’OSM par les gouvernements au niveau national, régional ou local. Cela pourrait aider OSM à accéder aux données détenues pat les gouvernement et/ou à des fonds gouvernementaux pour développer notre communauté cartographique et/ou à des ressources pour nos systèmes de distribution, au bénéfice de tous.

(Notez que la Fondation OSM n’a pas encore développé de stratégie pour encourager et faciliter l’utilisation d’OSM par les gouvernements ; ceci est encore en phase de réflexion).

La stature et légitimité ainsi acquises aideront aussi à plaider pour l’investissement philanthropique en faveur d’OSM.

Une dernière remarque ironique suite à cette opportunité est qu’OSM avait été créé par Steve Coast en réaction au contrôle des gouvernements sur les données cartographiques. Il serait bienvenu que les données cartographiques libres servent de base à une bonne partie de la cartographie gouvernementale.

fait, merci pour la proposition

En fait la version française existe mais n’avait pas été publiée OSM désigné comme bien public numérique par une agence affiliée à l’ONU | OpenStreetMap Blog

Via @SeverinGeo

Je pense qu’OSM a des utilisateurs, pas des clients.

J’ai pourtant l’impression qu’en réalité c’est ce qui se passe : il existe un nombre invraisemblable de sites ou d’applications restituant les données d’OSM (j’en découvre au moins 1 par HebdOSM), chacun(e) mettant en valeur une partie des informations l’intéressant.

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