Projets prioritaires pour l'asso

S’il est illusoire de définir des projets avant de s’être mis d’accord sur une stratégie (en cours d’élaboration), il peut être utile de faire des propositions d’action et d’essayer de les prioriser. Cela nourrira la réflexion stratégique (sans polluer l’autre discussion dédiée).

Voici donc mes idées (liste non-exhaustive) de projets / actions prioritaires :

Liste d’actions potentielles

1. promotion du projet
– améliorer la promotion interne : écrire des articles de blog, créer un e-mailing pour les membres / créer un magazine, relayer auprès des membres de l’asso les actions réalisées par le CA ou localement
– améliorer la communication externe : écrire (et tenir à jour) un dossier de presse et cibler la presse, créer une plaquette pdf/imprimée de présentation de l’asso
– mieux gérer les goodies / supports de com’ : faire le lien avec les communautés locales, créer un e-shop de goodies
– améliorer la présence sur les salons / événements : en faire plus et/ou le faire mieux
– cibler spécifiquement le grand public non-contributeur à OSM sur les médias non-geeks (réseaux sociaux, magazines / presse généraliste). En particulier, investir dans le support vidéo (tutoriels de contribution, interviews de contributeurs, …)

2. meilleur soutien à la communauté
– développer les groupes locaux : soutien à des événements, partage d’expérience, guide/vidéo expliquant comment structurer une communauté locale …
– soutenir les projets individuels : financement (grant/micro-grant), concours, soutien humain/technique à des initiatives ciblées
– soutenir les projets collectifs : organisation régulière de projets du mois, soutien à la création d’outils pour la contribution / suivi de contributions collectives, lancer de nouveaux challenges collectifs long terme
– améliorer l’expérience des contributeurs : 1. contributeurs débutants : améliorer l’expérience de création de compte / première contribution sur osm.org, mettre en place un système de parrainage entre contributeurs expérimentés et débutants, organiser la review des premières contributions, soutenir la création d’outils orientés débutants 2. contributeurs expérimentés : créer des logiciels de contribution avancés centré sur des sujets précis : indoor, réseaux, adresses, intégration du cadastre, suivi de l’évolution du tracé des limites administratives … 3. contributeurs minoritaires : améliorer l’expérience de participation des minorités, afin d’augmenter la participation des personnes n’étant pas un homme blanc urbain de 25-40 ans très diplômé et technophile.

3. diversifier les sources de revenu afin de sécuriser l’indépendance et la croissance de l’asso
– augmenter le nombre de membres de l’asso, augmenter la rétention des membres existants, mieux gérer la relation avec les membres : améliorer le processus d’adhésion / reçus fiscaux, faire des relances d’adhésion, mettre en place un ERP …
– solliciter financièrement les particuliers : organiser une campagne de crowdfunding / appels à don ponctuels / réguliers
– augmenter les revenus issus des partenaires privés : faciliter le sponsoring du SotM-Fr, créer de nouvelles opportunités de financement
– augmenter les revenus issus des partenaires publics : chercher des subventions, monter des projets de partenariat

À vous de me dire si ces axes vous paraissent prioritaires ou s’il y a, d’après vous, encore plus prioritaire.

Que de bonnes idées !

La partie actualités d’openstreetmap.fr peut être l’occasion de pousser la visibilité de projets locaux

Boys need their toys

Il y a la question de la priorité mais surtout de l’envie. Les projets qui sortiront de terre seront ceux qui motiveront les gens capables de les mener à terme, qu’ils soient prioritaires ou non.
Regarde GeoVisio, il y a une dynamique qui s’est créé derrière alors que c’est plus un projet parallèle à OSM.
Il sera intéressant je pense de sonder les contributeurs pour savoir qui est prêt à s’engager dans quelle action et à partir de là d’établir des commissions dédiées.


À mon tour d’évoquer des projets qui me semblent importants :

1. Un portail de Bases de Données Libres, Collaboratives et Nationales

Public cible prioritaire

réutilisateurs de données (collectivités, entrepreneurs)

Constats

  • manque d’investissement de l’État et des Collectivités Territoriales dans la constitution et la publication de base de données
  • initiatives privées éparpillées et en concurrence et/ou à échelle variable

Je prendrai plusieurs exemples :

  • la BANO qui a mis un bon coup de pied dans la fourmilière. Malgré cela, 7 ans plus tard, la BAN est loin d’être ce qu’elle devrait être et ne permet toujours pas aux personnes avec adresse bizarre de le faire remonter facilement.
  • La base GeoDAE qui souffre du manque de complétion des responsables et du parasitage d’organisme type aedmap et save qui prennent sans rien reverser
  • Les différentes initiatives de recensement des bornes de recharges chères à @InfosReseaux
  • Les bases qui n’existent pas publiquement (une liste géoréférencée des centres d’hébergement d’urgence faciliciterait grandement le travail de @Donat et des secours de manière générale).

Concrètement

Une interface qui serait un agencement cohérent de GéoDataMine (pour la récupération des données), ProjetDuMois (pour le côté contributif avec possibilité d’intégration d’autres BD), MapComplete (pour le côté multi-thématique).
En bref, un data.gouv.fr amélioré par le côté collaboratif / corrigible

Objectifs

  • valoriser auprès du public la richesse des BD d’OSM
  • faciliter l’usage de ces données
  • faciliter l’amélioration des BD
  • faciliter la contribution thématique avec l’intégration de base de données compatibles
  • faire connaître la philosophie d’OSM de partage et de sécurisation du partage via l’ODbL
  • motiver la communauté pour de nouveaux PDM

Freins :

  • coût de développement et de fonctionnement
  • nécessite l’ajout de nouvelles catégories au fur et à mesure (l’occasion d’être plus dynamiques sur les projet du mois ?)

2. Promouvoir OSM auprès du couple Mairie / éditeurs web

Public cible prioritaire

éditeurs web / collectivités, puis par répercussion le grand public

Constat

Vous l’aurez remarqué, la plupart des sites web utilisent des cartes Gmaps pour situer leur commerces, entreprises, etc. 2 problèmes :

  • les cartes de Google ne sont pas les plus adaptées pour cet usage purement visuel
  • selon la fréquentation, elles peuvent entraîner des coûts conséquents

Si on se focalise sur les sites des mairies qui proposent des « plans » numériques, une grande majorité utilise du GoogleMaps avec un une qualité proportionnelle à l’importance de la commune. Les petites communes n’y sont pas gagnantes.

Quand on sait que la moitié des communes de France fait moins de 500 habitants et 70% font moins de 1000 habitants, ça fait beaucoup de plans de ville numériques peu utiles. Ce genre de commune se cartographie en quelques heures ou quelques jours si vraiment ya du boulot. [agacement] L’occasion enfin pour les mairies de renseigner où se trouvent leurs salles polyvalentes… [/agacement]

Concrètement

  • développer un argumentaire qualitatif, économique et technique à diffuser auprès des éditeurs Web
  • développer une plaquette de présentation et un Tutoriel de contribution (PDF, vidéos) à destination spécifique des Mairies
  • cibler les éditeurs web type https://reseaudescommunes.fr/

Freins

  • une fois les supports créés, travail de fourmis (plus adaptés pour les groupes locaux)

3. OSM.fr – la carte numérique, moderne, riche et interactive

Public cible prioritaire

Grand Public

Constat

On doit sûrement tous se rappeler avoir été impressionné par le détail de la carte d’osm.org mais aussi de se sentir très vite limité par le côté très peu interactif des icônes. Sans parler de la recherche foireuse, des itinéraires peu paramétrables et de l’impossibilité de faire une recherche thématique.

Et oui, parce qu’on ne peut pas vraiment lui dire d’aller sur OSM.org au regard des défaut cités juste avant. Il va être déçu ou rester sur sa faim. On lui dit : « Alors; en fait, OpenStreetMap, ça sert plutôt pour plein de services et d’applications. Par exemple, sur téléphone, ya OrganicMaps qui est assez simpliste ou OsmAnd qui est très/trop fourni. » Bref, le grand public est perdu.
Il faudrait pouvoir dire : « Tu vas sur osm.fr. »

Concrètement

Le cahier des charges d’un tel projet serait :

  • responsive
  • fond de carte par défaut vectoriel
  • possibilité de basculer sur photos aériennes !
  • une recherche qui pardonne les erreurs d’orthogrpahe ou les fautes de frappe et qui hiérarchise correctement les résultats (Addock)
  • multilingue dans les menus comme dans les name:* affichés (mise en valeur des langues locales : eu, oc, ca, br) ex la kartenn de Maël
  • POI cliquables avec présentation propre des attributs (ex Qwant Maps)
  • mise en évidence de thématiques de POI usuels (ex facilmap) et calques overlays des réseaux (vélo, lignes bus, …)
  • proposer d’améliorer ou de rajouter les manques (ex Qwant Maps)
  • nombreux fonds de carte (classiques, hybride, rando, vélo, transports en commun, accessibilité, nautique, infra, sombre, gris, historique, artistique, …)
  • des légendes pour les fonds de carte (oui oui, c’est mieux)
  • recherche d’itinéraires : inversables, avec points d’étapes, multi-profils (notamment PMR) (ex OpenrouteService)
  • possibilité d’export en bitmap/vectoriel
  • partageable (permalien, réseaux sociaux) et intégrable
  • embarquer la galaxie du libre (GeoVisio, Wikipedia, Openplacereview, etc)

Freins :

  • coût de développement et de fonctionnement
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Dans eu, br, etc… je vois des langues, sinon j’aimerais bien savoir de quelle langue le basque pourrait être un patois.

Je ne suis pas expert en linguistique, j’entendais patois comme langue locale, sans connotation de subordination ou de dépréciation.

J’ai corrigé pour éviter le malentendu.

PS. D’apres l’article wikipedia, un patois est bien considéré comme une langue à la différence du dialecte.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Patois

Complètement d’accord avec @LySioS . Pour ton point 2, on peut rajouter toutes les collectivités locales et assimilés (CCI, OT, agence gouvernementales, etc) ; par exemple, sur france.renovation.gouv.fr, la carte pour afficher les partenaires est une carte GMaps … alors même que l’Etat parle de souveraineté numérique. Mais concrètement, comment faire ? Sur les quelques collectivités que j’ai contacté (10aines de mairie, 3 OT, 1 CCI, …) j’ai eu deux réponses « merci d’avoir pris le temps de nous contacter, nous reviendrons vers vous si un jour nous souhaitons basculer sur OSM », et le reste sans réponse. Comment faire ?

7 messages ont été scindés en un nouveau sujet : Intégration adresses BAL via Pifomètre

Pour transformer en acte une réflexion sur la stratégie de marque que j’ai partagée dans un autre sujet de ce forum, je me demande s’il serait possible de faire un ajustement sur le site openstreetmap.fr, en y laissant la carte mais en y ajoutant un bandeau qui permettrait d’accéder à d’autres « produits » de la communauté OSM. Cela permettrait de décliner une architecture de marques plus lisible, et peut-être bien d’augmenter l’efficacité des actions décidées par ailleurs.

En effet, j’ai noté plein de trucs à corriger. J’ai mis la charrue avant les bœufs

D’autres idées, un peu en vrac :

  • vendre des goodies et ouvrir aux dons sur enventelibre.org
  • soutenir la création d’une / plusieurs appli mobile grand public de cartes très faciles d’utilisation, avec une UX soignée, libre et ouverte, un « google maps like » (Magic Earth en Libre ou Organic Maps en plus user friendly)
  • soutenir les initiatives / outils facilitant le jardinage
  • soutenir les initiatives / outils permettant une large collaboration en mode « OSM first », c’est à dire en créant les données dans OSM avant tout, avant de les exporter/utiliser par la suite

Il y a la question de la priorité mais surtout de l’envie. Les projets qui sortiront de terre seront ceux qui motiveront les gens capables de les mener à terme, qu’ils soient prioritaires ou non.

Je pense qu’il ne faut pas se poser cette limite, et s’ouvrir à des choses qui peuvent être faites de façon non bénévoles.

Lors de la première réunion Céline a évoqué l’idée de club de ré-utilisateur de données. Alors certes c’est dans le monde pro et difficilement adressable pour des bénévoles. Mais je pense que ça fait partie de l’objet de l’asso.

Même chose sur le sujet de la communication externe, de la participation avec des instances existantes (comme le CNIG), et j’ose le dire, du lobbying. Ceux, qui même au sein de l’asso, font ce genre de choses, ne le font pas sur du temps purement bénévole et le passent sur des temps pro (quid des conflits d’intérêt).

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