Route=hiking vs route=foot

Parmi les sujets de débat récurrents sur le canal Telegram / Matrix OSM Plein Air, il y a le bon usage de route=foot (à ne pas confondre avec highway=footway, qui fait l’objet d’un autre débat récurrent). Entre ceux qui l’interprètent comme « route=foot ne peut exister qu’en plaine », ceux qui en font un simple raccourci pour décrire la difficulté des chemins d’un itinéraire, et ceux qui estiment que cette valeur devrait être réservé aux itinéraires désignés par leurs concepteurs comme accessibles à tous, il y a de la place pour la subjectivité.

Nous nous proposons de clarifier ce qui est écrit dans le wiki en français, par exemple en écrivant comment nous l’interprétons en France. Et bien sûr, de mettre en œuvre ensuite.

Avant de discuter ici de formulations, avez-vous des connaissances ou opinions à partager sur la valeur foot ?

Comme c’est un peu moi qui ai lancé la discussion, j’essaie de résumer.
C’est un point qui concerne essentiellement les réseaux de carrefours pédestres.
Lorsque je me suis lancé dans la cartographie d’un réseau, j’ai commencé par regarder sur le wiki les tags à utiliser, en particulier les tags à mettre pour les routes entre deux carrefours.
J’ai vu qu’en dehors des tags pour d’autres activités (route=running, horse…), les routes pour la randonnée pédestre pouvaient être caratérisée par deux tags différents route = hiking et route=foot.
J’ai donc commencé à bâtir mes trajets entre carrefours en distinguant les trajets « faciles » (foot) et les trajets « moins faciles » (hiking) mais au bout d’un moment, je me suis aperçu que j’étais le seul à faire ça. J’ai donc posé la question « Est-ce qu’on abandonne cette distinction ou est-ce qu’on l’utilise ? ».

Petite clarification tout d’abord : la difficulté des ways composant une relation route entre deux carrefours est déjà caractérisée par des tags (sac_scale, track_visibility, surface…). Mais, outre le fait que ces tags ne sont pas toujours (rarement) renseignés, ils peuvent ne concerner qu’une partie de la route et éventuellement une toute petite partie (petit bout où il faut mettre les mains) pas forcément très visible sur une carte.
Deuxième point, ça n’a rien à voir non plus avec le caratère urbain ou campagne du trajet. Il y a des trajets en ville qui peuvent être ardus. Ca ne dépend pas non plus de la longueur du trajet, les trajets entre carrefours font rarement plus de quelques km et chacun est libre d’en parcourir une partie seulement en aller-retour.

le pour :
Il m’avait paru intéressant d’avoir un tag simple caractérisant la difficulté d’un trajet sur toute sa longueur, aligné bien sûr sur la portion la plus difficile. Ca permet, au premier coup d’oeil de voir les portions du réseau très accessibles à prtir d’une requête overpass simple, en espérant que les moteurs de visualisation suivront (ce ne serait pas plus difficile que la caractérisation de la surfce des ways dans Knoopunktnet).

les réticences :

  • l’appréciation est laissée à la subjectivité de celui qui crée la route. Pour moi, pas plus que les appréciations sac_sscale ou trail_visibility lorsqu’on trace un chemin.
  • comment s’assurer de la cohérence entre la difficulté des différents chemns composant la route et l’appréciation globale de la route?
  • La définition du wiki n’est pas claire. Il faut sans doute améliorer - la référence au trajet en tongs n’a pas l’air d’être appréciée pourtant je trouve que ça donne bien une idée…

A suivre… en attendant, je vais essayer de continuer à maintenir une distinction, on verra si les visualisations finissent par s’aligner. En tout cas, c’est pratique pour distinguer sur une carte uMap.

Et c’était un débat très intéressant,
pour ma part je suis parti sur 2 exemples concret de GR, le GR75 Tour de Paris, et le GR Tour de Queyras, la distance est différent, le lieu est différent (Paris = Urbain, Queyras = Parc Nationale), mais je suis parti sur le distinction entre le type de voies, et la surface quand c’est possible,

On est arrivé sur ces 2 traces importés dans Koomot:

Dont j’ai pu sortir ce tableur:

Les trajets « facile » (foot) et les trajets « moins faciles » (hiking) c’est quand même très subjectifs de la condition physique des personnes (ou de sa recherche d’activités), sauf me tromper foot = Marche, hiking=Randonnée, avec toutes les spécificités qu’on peut avoir, marche nordique, faire son footing à la place de marcher, Randonnée Haute-Montagne etc.

OSM a la possibilité d’avoir des tags où on peut détailler au mieux que se soit le tag WayTypes et le tag Surface – compliqué sur le terrain comme pour le maxspeed=* où il faut séparer systématiquement la voie, et surtout compliqué d’utiliser l’imagerie satellite si on connait pas le coin – mais c’est quand même assez pertinent d’avoir des détails. Certains se contenteront d’une simple tracé GPX, où suivront les panneaux, quand d’autres peuvent éventuellement utiliser ces infos pour planifier leur parcours.

De mon point de vue, entre une marche et une randonnée, ça doit être quand même assez facilement distinguable, entre faire le Tour du Mont-Blanc, et se ballader le long du Canal du Midi, oui en terme de difficulté il y a une différence, mais également d’environnements, conditions météorologiques, le relief, de proximité, de facilité d’accès aux secours etc etc.

Donc pour ma part il faut regarder des critères vérifiables sur le terrain (sans oublier le dénivellé également), mais qui peuvent être traduit sous forme de tags, la relation entière c’est type=route et route=* se qu’on choisit… taginfo donne quand même 49 valeurs (d’accord il y a des choses à nettoyer/optimiser absolument),

Par exemple route=running (definition: Running routes are named, numbered or otherwise signed routes used for sport exercise.), il y a effectivement des Stations de Trail par exemple, onpiste[.]com, espacestrail[.]run, randoxygene.departement06[.]fr/trail/parcours-detailles-des-trails-11247html et d’autres exemples où il y a un local/base d’accueil, il y a des ‹ prestations ›, un partenariat sans doute avec d’autres.

Donc à la place d’avoir par défaut route=hiking, ça peut être bien de donner une juste valeur, plus subjectif des activités en question qui sont pratiqué.

Pour ma part, en dehors de faire la relation sur JOSM, si on veut rajouter des sac_scale, trail_visibility, remplir les panneaux/maps, prendre des photos/vidéos/audio, etc faut aller sur le terrain, c’est quand même pas mal d’énergie et de temps. Néanmoins, Les Map Paint Styles sont fonctionnels et utilisables (reste à voir le code couleur et les spécificités pays, mais ils existent bien).

Pour moi c’est simple c’est en fonction de commentaire c’est répertorié. Je ne parle pas du chemin mais bien de la relation, une relation peut exister plusieurs fois en fonction de son type d’après moi.
Exemple un itinéaire de randonnée je mets route=hiking si c’est du vtt route=mtb, si c’est pour de l’enduro route=mtb avec mtb:type=enduro.
Bref pour moi il faut juste regarder l’itinéraire pour quel type il a été fait et l’indiquer

Ne faudrait-il pus plutôt utiliser Key:incline ?
La difficulté d’un parcours se calculant à partir de la pente globale ?

La difficulté d’un chemin est un indice composite, mélange de pente, de nature du sol, d’exposition au vide, de largeur, etc.

Pour une boucle, incline=0 ;-).
Si vous prenez le GR 34 (sentier des douaniers en Bretagne), faire une distinction entre marche et randonnée a peu de sens car rares sont ceux qui vont faire l’itinéraire complet (essentiellement ceux qui vont faire le Tro Breizh). Et c’est bien l’analyse des chemins telle que faite par @VNT974 qui va permettre éventuellement de distinguer entre les deux, avec une (trop) grosse part de subjectivité. De fait les marcheurs/randonneurs sous-estiment souvent la difficulté dans les zones de falaises (forts dénivelés entre les sommets et les vallées même si ce n’est pas de la montagne).
Eventuellement en utilisant des métriques (comme la vitesse moyenne calculée par Kommot) on pourrait avoir des données relativement objectives.

Une alternative est de faire la distinction entre promenades et randonnées à la manière des PR et GR.

Pour rester en Bretagne, de mémoire il y a une boucle « zen » (ou une expression du même genre) à Lanester. Je me dis que la vitesse moyenne sur cette boucle n’est peut-être pas très différente de celle qu’on observerait sur un itinéraire de montagne, pour des raisons très différentes (profil des utilisateurs vs difficulté réelle)

C’est se qu’on appelle une ballade non?

Dans mon idée, la clé incline doit être renseignée pour chaque portion cohérente. La difficulté se calculant au global.

Une autre manière serait une analyse du profil comme proposé par waymarkedtrail : c’est idéal pour se rendre compte de ce attend le promeneur.

J’ai vérifié. L’agglo de Lorient appelle ça des balades confort. Et je me suis trompé, il n’y en a pas à Lanester (pourtant, de mémoire il y a une balade à Lanester qui se fait quasiment exclusivement sur un chemin de planches).

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Il y a aussi la notion de trek, multidays, bivouac, backpacking, ou encore itinérante… Faut pas non plus oublier l’environnement, les possibles conditions météos, l’altitude, les équipements à prévoir,

Entre faire 50km dans Paris (majoritairement sur du bitume, pavé), et 50km autour du Mont-Blanc (largement plus de caillasse) je pense qu’on a pas trop d’ambiguïté sur le type d’activité, la difficulté à prévoir et le choix du route=*

En dehors de route=hiking —> foot
Il y a aussi d’autres à considérer, et sans doute voir pour d’autres tags.

  • running (je cite: Running routes are named, numbered or otherwise signed routes used for sport exercise.)
    En gros du Trailrunning quoi
    En France il y a des Stations de Trail,

  • parcours de santé.

  • parcours dans un parc/forêt

  • walking

Il y a des critères selon la distance, la nature du revêtement ou encore le % de pente (Skyrunning), ou encore la distance et le dénivelé (<5km for Et 1000D+ c’est un Kilomètre Vertical)

Sans compter aussi se que préconise les gestionnaires, entre la difficulté selon la couleur de difficulté, ou encore selon la distance/dénivelé.

Donc au finale je me demande si c’est pas le type d’activité principal qui doit être mis en avant. Via un autre tag. (activity type?) … Sur un sentier aménagé, tu peux faire rando au calme, backpacking, fastpacking,rando-trail, trail, tu peux y faire ton Fastest Know Time etc

  • randonnée : le plus classique
  • trail : si il y a une station de trail, parcours entraînement
  • km vertical : <5km 1000d+
  • skyrunning : >2000m Alti et pente >30%
  • orienteering
    Etc

Il me semble que ce sujet part un peu dans tous les sens et s’éloigne de la question initiale.
Pour recentrer, le problème était de décider s’il était utile de maintenir l’utilisation de deux tags différents route=hiking et route=foot pour les réseaux de carrefours de randonnée pédestre.
Donc pour la randonnée pédestre, pour les autres activités, il y a d’autres valeurs pour caractériser une route (running, mtb…) mais ce n’était pas l’objet.
Et pour les réseaux de carrefours, donc pour des tronçons entre carrefours de quelques km (dépassant rarement 5 km). Donc, rien à voir avec les 50 km, bivouac, GR entier…

Le profil, tu l’as aussi avec des applis style OSMand.
L’incline sur une boucle c’était de l’humour. Si tu parles de « portion cohérente », ça va être vite difficile à définir. Car avec un fauteuil roulant électrique, l’incline qui va t’intéresser, c’est le max. Si le bateau est mal fait et que tu ne peux remonter sur le trottoir, c’est KO (sauf si tu es accompagné par une personne valide qui te remettra sur le droit chemin^^). Pour un vélo, peut-être que tu auras à mettre le pied à terre, ce ne sont pas les mêmes conséquences. Donc autant laisser les applis générer les profils, à nous de renseigner les incline remarquables sur les ways.
Et pour en revenir au sujet principal, de typer la relation en fonction du public ciblé par l’itinéraire.

Bonjour,

Il me semble que ça dérape dans le domaine de la subjectivité, pour moi le tag c’est la nature physique du chemin ou sentier en faisant abstraction de la météo.

Pourquoi vouloir classer le GR75, sachant que pour certains ca sera une simple formalité et pour d’autre une véritable épreuve (âge, condition physique, etc. … ). Il appartiens a ceux qui souhaitent l’emprunter d’en analyser le profil afin de déterminer si pour eux ca sera facile ou pas…

Pour le GR 58 la réflexion est la même, il y a des sportifs pour qui ca ne sera qu’une simple formalité et pour d’autre le défi est hors de portée…

Il me semble que la tâche essentielle serait de commencer par caractériser les chemins et sentiers afin que les futurs utilisateurs puissent en estimer la difficulté…

Imaginons, celui qui va classer le GR 75 (Marche facile ou Course facile) et que demain celui ou celle qui emprunte ce GR fasse un Arrêt Cardiaque sur le trajet… Pour les conséquences il y a quelques exemples du genre en France ou la législation laisse une large ouverture pour engager la responsabilité de celui ou celle qui aura inciter a estimer que c’était facile.

Cdlt

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Mais qu’on le veuille ou non, le tag route=foot existe et il vaudrait mieux qu’on lui donne une signification clarifiée. Le wiki s’appuie sur la difficulté pour cela, donc a priori c’est en termes de difficulté qu’il nous faut travailler.

En suivant les débats sur le canal Plein Air, j’avais retenu ceci comme un possible consensus :

Un itinéraire a route=foot quand :

  • il est explicitement indiqué par son gestionnaire comme étant destiné à la promenade facile ;
  • ou tous ses chemins sont au plus bas niveau de difficulté dans OSM.

Je me permet de reprendre la définition du Wiki:
Foot and hiking routes are named or numbered or otherwise signed walking routes.
A foot route is generally a shorter, easier route.
A hiking route is generally longer and/or more strenuous.

route=foot is used for routes which are walkable without any limitations regarding fitness, equipment or weather conditions. As a guideline, you could say that ordinary shoes or trainers (at a pinch, even flip-flops) are adequate for this type of walking trail.

Je suis entièrement d’accord avec Zentycastor, en espérant que mon effort d’avoir fournit un tableau maison et ces stats permet de nourrir mon argumentaire, en dehors de la difficulté propre à chacun, les valeurs les plus quantifiable sont la nature du revêtement ET la nature physique du chemin/sentier.

Entre un simple chemin, plat en bitume/gravier compacté c’est nullement la même difficulté qu’un

  • trail_visibility=bad/horrible/no
  • sac_scale= mountain_hiking/demanding_mountain_hiking

Le plus bas niveau de difficulté dans OSM serait quoi?

  • le bitume/revêtement gravel/caillou fin bien compacté ?
  • une course distance faisable en 1 jour ?
  • absence clair des autres tags permettant de mettre un niveau / précision de difficulté ?