Tag de forêts incendiées?

Hello,
Est-ce qu’il y a moyen de taguer des forêts (ou végétations) incendiées?
Je n’ai pas trouvé de tag en ce sens.

Avec tous les incendies du moment, ca serait pertinent de pouvoir le faire, notamment parce que ces zones restent dans cet état plusieurs années et que la végétation est caractéristique. Ce n’est peut-être pas à faire pour les incendies en cours car les zones affectées changent d’heure en heure mais après qu’un feu ait été stabilisé.
Par exemple pour les incendies de La Teste de Buch. Il existe même des cartes détaillées des zones touchées:

Ce genre de carto permettrait de faire ressortir les surfaces affectées années après années.

damaged=burnt :wink:

https://wiki.openstreetmap.org/wiki/Key:damage:

Ce qui est sûr c’est qui si tu veux que ca se voit sur la carte, ne compte pas dessus.

https://www.thunderforest.com/maps/spinal-map/

:volcano::fire::guitar:

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il y en a plus sur damaged damaged | Keys | OpenStreetMap Taginfo

merci des infos sur les tags possibles!
Ils sont effectivement - très - peu utilisés. Il y a eu quelques forêts incendiées tagguées en Russie.
Pour l’instant, j’ai fait une carte Umap avec les données issues de Copernicus qui ne semble couvrir que les 2 incendies en Gironde pour la France.
carte Umap des incendies
Il faudrait trouver d’autres données de cartographies et pas juste des indications de lieux. Comme sur cet article du telegramme qui montre 2 douzaines d’incendies juste pour la Bretagne

C’est un sujet très intéressant qui met en évidence un vrai problème : le découpage par ensembles logiques. La méthode idéale est de fractionner là où des frontières existent : pare-feux , route, rivières, chemin de fer, exploitation des sols différenciée…
A ce moment là nous atteignons une finesse suffisante pour permettre de fournir un niveau potentiel d’exploitation via OSM.

Sur la zone de Teste de Bruch, il y aurait un paquet d’éléments à traiter. Il y a même de puits de pétrole, un pipeline et des batiments techniques ! il faudrait prévoir des relever in situ plus tard.

@ZIMMY tu penses à quelle type d’exploitation via OSM ? Si c’est pour aider les pompiers pendant les incendies, nous n’aurons pas les informations régulièrement pour que ce soit pertinent. Ca pourrait être intéressant après coup.

Bien sûr c’est le principe de mûrir notre modèle ontologique pour gagner en pertinence et justifier la mobilisation & utilisation de la base OSM.
De façon plus générale, cela permet de mettre en lumière la nécessité de gagner en finesse dans l’occupation des sols.

Exemple concret en Vauluse : une forêt qui a pris feux a été aidée grâce à la prrésence de parcelles en vignes. A ce stade nous passons dans de la cartographie fine.

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Je pense qu’entre les feux de La Teste de Buch et ceux signalés par Le Télégramme il y a plusieurs facteurs d’échelle d’écart. Tout au nord, à Perros-Guirec un feu de 500 m². Pas l’épaisseur du trait et vu le lieu probablement, des landes qui seront vite reconstituées. On ne met pas de tag pour les zones où ont brouté les chèvres ;-). Si tu reprends les feux de Bretagne, tu vas sans doute garder ceux des Monts d’Arrée et de Brocéliande, et c’est tout. Grosso-modo tant que ce sont des landes ou des tourbières, sauf surface massive, la nature reprendra le dessus rapidement, et comme tu dis, les besoins des pompiers ne seront pas remplis par cette cartographie (le problème c’est que les feux peuvent reprendre car ils ne sont pas éteints en profondeur).

Ceci dit il y a effectivement une demande d’intégrer ces incendies avec une ortho dans OSM : Note: 3284516 | OpenStreetMap, la source Landsat étant dans le domaine public, si le cœur t’en dit.

Un poil hors sujet mais avec de l’OSM dedans :

De façon plus générale, cela permet de mettre en lumière la nécessité de gagner en finesse dans l’occupation des sols.

ok, je comprends mieux l’intérêt et, effectivement, je percois que les ontologies pour l’occupation des sols est un vaste sujet!

oui, il y a la question de sélectionner des zones brûlées qui soient pertinentes, en surface, en impact sur les infrastructures,… La durée pendant laquelle la forêt restera dans un état « brûlée » joue aussi. On rejoint la problématique de l’ontologie pour classer ce type de végétation !

En explorant les sources donnant les zones brulées, je suis tombé sur les données EFFIS qui donne un fichier avec les zones brûlées. C’est sur toute l’Europe!
Reste à convertir le fichier SHP et extraire les données pour la France sinon le fichier est trop gros à manipuler. Je teste les commandes ogr2ogr (sous linux) mais je galère à trouver les bons paramètres…

Complètement d’accord, pour l’instant l’occupation des sols est la grande oubliée d’OSM. Pourtant elle serait utile à bien des égards. Avant même les incendies, les bois et forêts sont intéressants notamment pour la rando : ce sont de bons éléments de repérage sur le trajet et c’est toujours bien de savoir si on va traverser des zones boisées ou un openfield, et pas seulement quand c’est la canicule ! :slight_smile:
J’ai testé l’import des bois et forêts de la BD topo, maintenant qu’elle est en licence ouverte : c’est long et les contours gagnent à être simplifiés pour éviter des sinuosités inutiles.

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Après c’est compliqué car nous n’avons pas touts la même pratique. En Vaucluse le découpage est suffisamment fin pour distinguer les fossés des routes et ajouter les orientations des vignes. Je suis tenter d’éditer chez mes voisins et il y a toujours les acharnés du polygones aimantés sur la route alors que cela est très trompeur un champ peut avoir une part importante de délaissé, puis la domanialité de la voie ce qui fait au final de grandes surfaces.

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J’ai fini par réussir à extraire les zones incendiées pour la France et par années d’après le fichier issu de EFFIS.
Voila ce que ca donne sur la carte sur umap
les découpages sont assez fins globalement. Reste effectivement à connaître l’état réel de chaque zone, surtout si elle est ancienne, pour savoir si c’est pertinent de la faire figurer dans la base de données. A priori, cela devra passer par un travail d’observation sur le terrain (peut-être couplées à des données satellitaires).

j’ai ajouté les zones incendies d’après les données EFFIS sur la base OSM (les mêmes sont dispo sur la carte UMAP). Je veux bien un retour sur les tags utilisés

j’ai mis aussi les 4 petites zones autour

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Tu peux raisonnablement fermer la note. Au vu des photos IGN, je pense raisonnable aux moins ici de suivre les parcelles (différents usages du sol : forêts ou champs). Même si le blé a un peu brûlé, dès la saison prochaine il n’en restera guère de traces.

Gagner en finesse, il faut déjà définir ce dont on parle : finesse de l’échelle ? De la donnée ? De sa mise à jour ? J’entends bien que pour des vignes on puisse se permettre d’indiquer l’orientation des vignes. Par contre quand un champ passe de blé d’hiver à herbe, colza, maïs ou tournesol suivant les saisons ou les années, du coup un même terrain utilisé de la même façon sera vu en maïs, en ray-grass ou en blé tendre suivant la date de déclaration pour la version annuelle du Registre Parcellaire Général.

Pour les parcelles cultivées (landuse = farmland), je serais tenté de répondre : finesse de l’emprise. En général l’emprise d’une parcelle est assez stable. Quant à ce qui y est cultivé, ma foi, tant qu’on est sur des cultures saisonnières, je ne crois pas qu’OSM soit la base de données la plus appropriée pour mettre ces infos. Personnellement je considère souvent une zone cultivée comme un seul polygone et non chaque parcelle, mais ce serait encore mieux de le faire parcelle par parcelle. C’est juste un peu long ! :slight_smile: